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Climat – Environnement

L'interdiction des pré-enseignes inquiète les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration en Berry

dimanche 2 décembre 2018 à 18:19 Par Sarah Tuchscherer, France Bleu Berry

Les pré-enseignes, ces pancartes qui indiquent la présence d'un restaurant ou d'un commerce, vont rester interdites. L'article de loi qui devait les autoriser à nouveau a été censurée par le conseil constitutionnel. En Berry, les professionnels du secteur craignent d'être pénalisés.

Pré-enseignes dans le Nord de la France (illustration)
Pré-enseignes dans le Nord de la France (illustration) © Maxppp - PQR

Châteauroux, France

"A 50 mètres, restaurant avec terrasse sur le lac", ce type de panneaux, destinés à guider les touristes, va rester interdit contrairement à ce que souhaitait le gouvernement, qui avait inclus leur autorisation dans la loi Elan (évolution du logement, de l'aménagement et du numérique). Mais mi-novembre, le conseil constitutionnel a censuré l'article en question, estimant que son sujet était trop éloigné du reste du texte. 

Une interdiction jusqu'ici sans conséquences en Berry

L'interdiction, qui concerne uniquement les agglomérations de moins de 10.000 habitants, a été instaurée depuis 2015 pour lutter contre la pollution visuelle. Elle est depuis contestée par l'UMIH (Union des Métiers et Industries de l'Hôtellerie). Sa représentante en Berry, Véronique Gaulon reconnaît que jusqu'ici, elle n'a pas vraiment pénalisé l'activité : "Heureusement on avait jusqu'à maintenant des maires assez compréhensifs. Je n'ai pas eu de remontée de gros problème ni dans l'Indre, ni dans le Cher. Ce que je crains, c'est que pour les nouveaux installés l'interdiction s'applique stricto sensu. Là ce serait vraiment dommageable". 

La crainte d'une perte de chiffre d'affaires

Selon Véronique Gaulon, ces pancartes sont bien utiles, particulièrement en zone rurale : "les établissements sont souvent dans des zones blanches ou grises où le GPS ne marche pas. Pour certains, ces pré-enseignes sont le seul moyen de se faire connaître". Véronique Gaulon cite le cas de départements voisins, le Loir-et-Cher ou le Loiret, où la loi a été scrupuleusement appliquée. Des pertes de chiffre d'affaires allant jusqu'à 25% y auraient été constatées. En attendant de pouvoir faire inscrire l'autorisation des pré-enseignes dans un nouveau texte de loi, l'UMIH demande aux préfets de faire preuve de souplesse. Un rendez-vous avec la ministre de la cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, a également été sollicité.