Climat – Environnement

La centrale de Dampierre en Burly redémarre son réacteur après des doutes sur un générateur de vapeur

Par Anne Oger, France Bleu Orléans mardi 20 décembre 2016 à 6:00

Les quatres réacteurs de Dampierre en Burly sont désormais en fonctionnement
Les quatres réacteurs de Dampierre en Burly sont désormais en fonctionnement © Radio France - Anne Oger

C'est l'Autorité de Sûreté Nucléaire qui avait interdit le redémarrage de 18 réacteurs nucléaires en France, après des contrôles sur les matériaux de construction des générateurs de vapeur, élément essentiel dans une centrale. EDF a répondu et obtient l'autorisation d'en relancer trois aujourd'hui

Chez EDF on appelle ça "l'affaire de la ségrégation de carbone". En gros, l'Autorité de Sûreté Nucléaire chargé de veiller à la sécurité de tout le parc nucléaire français, avait relevé une concentration trop importante de carbone dans l'acier ayant servi à la construction des générateurs de vapeur. Or ils sont un élément essentiel de la sûreté d'une centrale, puisqu'ils alimentent la turbine en vapeur d'eau et assurent donc le refroidissement du système. 18 réacteurs sur 58 avaient été stoppés, et l'ASN avait demandé à EDF d'apporter la preuve que ce défaut ne mettait pas en cause la sécurité.

"EDF a constitué un dossier, basé sur des contrôles sur place", explique Sébastien Miossec, directeur adjoint de la centrale nucléaire de Dampierre en Burly, en charge de la production. "Nous avons contrôlé les taux de carbone, nous avons constaté qu'il n'y avait pas trop de carbone dans nos générateurs, et nous avons fait des tests. Tout cela nous l'avons transmis à l'ASN, qui nous a donc autorisé à redémarrer notre réacteur numéro 3". Il était à l'arrêt depuis le mois de septembre. "Les générateurs de vapeur, ce sont les élements les plus contrôlés dans une unité de production d'électricité. Ce qui compte pour nous c'est la sûreté" assure Sébastien Miossec.

En redémarrant son réacteur numéro 3 de Dampierre, en même temps que deux autres au Tricastion et à Gravelines, EDF retrouve une capacité de production d'électricité qui devrait lui permettre d'envisager l'hiver avec moins d'inquiétude. On craignait une pénurie sur le réseau, au moment où les températures auraient baissé. Au plus fort de sa capacité, le réacteur numéro 3 produira 900 mégawatts/heure.