Climat – Environnement

La Clusaz : la glace du lac des Confins prélevée pour réaliser la piste de ski de fond

Par Romain Dézèque, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu lundi 12 décembre 2016 à 6:00

La glace du lac des Confins en partie prélevée par la direction de la compétition
La glace du lac des Confins en partie prélevée par la direction de la compétition © Radio France - Romain Dézèque

Pour pallier le manque de neige et pouvoir organiser l'étape de coupe du monde de ski de fond le weekend prochain, La Clusaz a dû récupérer la glace du lac des Confins. Une glace étalée sous la neige de la piste.

L'idée est venue de Pierre Gay-Perret, le directeur de la compétition : prélever la glace du lac des Confins pour l'étaler sous la couche de neige. "J'avais vu ça en Russie, lors d'une compétition dans les années 2000" explique Pierre Gay-Perret, "les militaires russes avaient transporté des blocs de glace ! Ça avait bien marché." Et ça fonctionne aussi à La Clusaz. 800m³ de glace ont été ramassés par un membre du staff, à bord d'un bateau à coque plastique. "Il a dû découper des blocs de glace et ensuite faire des vagues pour qu'ils dérivent vers le bord du lac" raconte le directeur de la compétition. C'est la différence de température entre le plateau, là où se trouve le stade, et le lac, situé 50 mètres en contrebas, qui a permis de réaliser cette opération. Le lac des Confins se trouvant dans une cuvette où les températures restent basses.

La piste de deux kilomètres a tout de même dû être amputée de 500 m. - Radio France
La piste de deux kilomètres a tout de même dû être amputée de 500 m. © Radio France - Romain Dézèque

Evidemment ces 800m³ ne suffisent pas à réaliser une piste de 2 km. "On avait encore de la neige de stockage, mise à l'abri en mars dernier" explique Stéphane Vittoz, le directeur du Club des Sports de La Clusaz. "Et puis on a eu un peu de neige en novembre, sans compter la neige de production fabriquée en station qui est restée bonne du fait du phénomène d'inversion des températures." C'est surtout cette neige qui a permis de fabriquer une piste, dessinant un serpent blanc sur le plateau. Une neige déversée par camions depuis le village, à raison de 150 allers-retours en une semaine. "Mais clairement, sans la glace du lac, on aurait dû aller chercher de la neige à 2.000/2.500 mètres d'altitude, on aurait abandonné" ajoute Stéphane Vittoz.

La piste, rabotée de 500 mètres, sera terminée mardi. Les fondeurs arriveront mercredi et jeudi pour les premiers entraînements. La compétition se tiendra samedi et dimanche.