Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Climat – Environnement

La cohabitation entre chasseurs et randonneurs pas toujours évidente

mercredi 24 octobre 2018 à 19:30 Par Théo Caubel, France Bleu Occitanie

Deux accidents entre des VTTistes et des chasseurs ont marqué l'actualité ces dernières semaines. En cette période de vacances scolaires, les randonneurs ne sont pas toujours rassurés lorsqu'ils se promènent dans les bois.

Les chasseurs ont abattu mercredi 24 octobre un sanglier qui menaçait la nationale 124 à hauteur de Pibrac.
Les chasseurs ont abattu mercredi 24 octobre un sanglier qui menaçait la nationale 124 à hauteur de Pibrac. © Radio France - Théo Caubel

Midi-Pyrénées, France

Les accidents de chasse se multiplient. Ce week-end, un vététiste en Ariège s'est fait tirer dessus par un chasseur. Plus grave encore un autre est mort il y a deux semaines en Haute-Savoie. 

L'année dernière, 13 personnes sont mortes à cause de cette activité, principalement des chasseurs. C'est moins qu'il y a 20 ans où le chiffre avoisinait les 40 morts par an. 

De nombreuses règles de sécurité à respecter

Pour éviter tous risques, les chasseurs doivent suivre de nombreuses règles de sécurité. Par exemple, ils ont interdiction de tirer vers les chemins, les routes, les habitations. Ils ont obligation de signaler leurs présences lors des battues. Ils doivent aussi vérifier qu'il n'y a rien autour de l'angle de tir. 

"Je trouve que la cohabitation est difficile." — Lydia une randonneuse en forêt de Bouconne (Haute-Garonne)

Mais cela n'empêche pas les situations dangereuses. Lydia habite près de la forêt de Bouconne au nord-ouest de Toulouse, elle a déjà eu plusieurs frayeurs. "Mes enfants jouaient dans le jardin dans une maison pas très loin de la forêt. Et un chasseur a tiré. On a eu très peur parce que la cartouche a atterri dans le jardin. Et une autre fois, j'étais sur une toute petite route avec une poussette et j'ai eu la sensation que le chasseur tirait vers moi. Depuis je suis méfiante et j'ai un regard critique par rapport aux chasseurs qui chassent près des zones habitées."

"Certains chasseurs ne font pas attention"

Du côté des chasseurs, on explique que les règles sont respectées. Mais les débordements existent reconnait Jean-Paul qui participe à des battues depuis plus de 30 ans. "Certains chasseurs ne font pas attention. Ils sont pris par le gibier qui sort. Ils ne respectent pas trop les angles de tir et les distances."

Dans la forêt de Bouconne, le jeudi est réservé à la chasse. Une partie du bois est fermé par mesure de sécurité.  - Radio France
Dans la forêt de Bouconne, le jeudi est réservé à la chasse. Une partie du bois est fermé par mesure de sécurité. © Radio France - Théo Caubel

Dans la forêt de Bouconne, un jour est réservé à la chasse. Le jeudi, une partie du bois est fermé pour éviter tous risques d'accidents. Mais des battues sont organisées les autres jours en périphérie. Et cela ne rassure pas Michel. "Il nous arrive souvent de nous promener et d'entendre des coups de feu. Cela crée un sentiment d'insécurité parce qu'on ne sait jamais si on est une cible potentielle ou pas."

"Les gens ne respectent pas"

Pour éviter tous risques Alain qui vient cueillir des champignons va à la rencontre des chasseurs lorsqu'il les entend pour éviter les zones dangereuses. "On essaie de les laisser tranquille après. Et on s'en va du côté opposé. Ça parait évident."

Même s'il a déjà vu les chasseurs rebrousser chemin. "Quand il y a des champignons, tout le monde arrive. C'est la cohue. La battue est ingérable. Il y a trop de risques. Même s'il y a les panneaux et la signalétique, les gens ne respectent pas. C'est les champignons avant tout."

Et la solution pour limiter au maximum les risques est peut-être là, se promener à plusieurs pour éviter que les chasseurs ne confondent avec un animal seul.