Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Climat – Environnement

Extension du golf de Marly : les locataires des jardins ouvriers refusent d'être délocalisés

-
Par , France Bleu Nord

Le golf de Marly doit passer de 9 à 18 trous d'ici 2023, mais pour ça il faut délocaliser les jardins ouvriers sur une surface plus petite. Impensable pour les locataires qui ont monté une association et lancé une pétition.

Une partie des jardiniers mobilisés contre la délocalisation
Une partie des jardiniers mobilisés contre la délocalisation © Radio France - Rafaela Biry-Vicente

59770 Marly, France

L'association de sauvegarde des jardins ouvriers dénonce l'absence de concertation de la part de Valenciennes Métropole sur son projet d'extension du golf.

Selon les jardiniers les 230 parcelles pourraient être déplacées sur l'ancien champ de tir de la gendarmerie, mais c'est un terrain pollué dénonce Cédric Vasseur, le président de l'association

C'est un endroit où l'armée, la gendarmerie venaient s'entraîner pour tirer donc c'est un endroit qui est pollué, c'est  une zone en plus qui est inondable donc on ne sait pas du tout comment ça va se passer, il va nous falloir peut-être plus de 10 ans pour que ça soit productif comme aujourd'hui

Et puis la surface serait diminué de 6.4 hectares à seulement 5, l'association craint donc que certains jardiniers soient privés de leurs parcelles, ou qu'elles soient beaucoup plus petites. Un manque à gagner pour Marie France qui fait de sacrées économies avec son lopin de terre qu'elle cultive depuis 7 ans.

Toute la saison de l'été, après l'automne les potirons, etc qu'on peut congeler et qu'on peut réutiliser à l'hiver. C'est quand même une aide pour le budget, je pense que ça aide beaucoup de personnes avec des petites retraites ou des petits budgets qui sont en difficulté 

150 signatures contre le projet

L'association s'inquiète aussi du prix des parcelles qui pourrait augmenter, alors qu'aujourd'hui elles sont très bon marché, 12 euros  l'année pour 400m2. 

Les jardiniers pensent aussi à la sauvegarde de la biodiversité comme le triton alpestre qui a trouvé refuge dans une mare et qui est protégé, tout comme les hérissons qui se promènent régulièrement dans le secteur.

Une pétition a déjà réuni 150 signatures contre le projet.

Sollicité Laurent Degallaix, le président de Valenciennes Métropole n'a pas répondu à notre demande. Il doit recevoir ce soir les jardiniers.