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Environnement

La consigne de bouteilles et pots en verre fait son retour en Drôme Ardèche

L'idée, lancée il y a 3 ans, à la soirée Start up de territoire à Romans-sur-Isère (Drôme) va bel et bien voir le jour. "Ma bouteille s'appelle reviens" va installer une unité de lavage à Chabeuil à partir du mois de mai.

L'équipe de "Ma bouteille s'appelle reviens" et ses partenaires
L'équipe de "Ma bouteille s'appelle reviens" et ses partenaires © Radio France - Nathalie Rodrigues

Romans-sur-Isère, France

Une unité de lavage pour nettoyer et remettre les bouteilles en verre dans le circuit va commencer à tourner à partir du mois de mai à Chabeuil. Ce lave-vaisselle industriel de 7 mètres de long, 4 mètres de large, 10 tonnes devrait être installé dans les locaux de la brasserie Pleine Lune.

"Ma bouteille s'appelle reviens" devrait laver 8000 bouteilles le premier mois et monter en charge progressivement. Objectif au bout de 4 ans : laver un million et demi de bouteilles par an, c'est le seuil de rentabilité.

Une trentaine de producteurs dans la dynamique

Une trentaine de producteurs de jus de fruits, de brasseurs de bières, de viticulteurs sont partants, comme Cyril Faure, créateur de la bière La Valentinoise : "j'ai déjà une demande de beaucoup de clients pour savoir s'ils doivent me ramener les bouteilles. Malheureusement, pour l'instant, je suis obligé de leur dire non. Et j'ai une grosse partie de la clientèle qui est déjà dans la démarche de consommer local, d'avoir moins d'impact sur la planète. Donc je suis certain que la consigne marchera auprès de ma clientèle."

Les magasins bio, magasins de producteurs sont aussi dans la dynamique. Les viticulteurs sont encore un peu frileux explique Clémence Richeux, chef de projet "Ma bouteille s'appelle reviens" : "c'est vraiment notre cible clé aujourd'hui, parce que ça représente 13 millions de bouteilles par an."

Participer à ce projet de consigne demande aux producteurs un peu d'adaption raconte François Klavun, gérant de Nectardéchois à Pailharès : "ça nous impose de modifier nos étiquettes, parce que jusqu'à présent nos étiquettes étaient faites pour qu'elles ne puissent pas se décoller. Il faut aussi modifier nos bouchons, parce qu'aujourd'hui quand on ouvre nos bouteilles, on a la bague de sertissage qui reste accrochée. Il faut de nombreuses adaptations."

Plus écolo de laver que de recycler

Il est plus écologique de laver les bouteilles, de les réutiliser, que de les mettre dans les bennes à recyclage explique Clémence Richeux : "on consomme moins d'eau en lavant une bouteille qu'en en refaisant une neuve, 33% d'eau en moins. Et on évite 79% d'émissions de gaz à effet de serre par rapport au recyclage."

Une unité pour laver les pots de yaourt, compote, confiture va aussi être achetée. Un financement participatif est en cours.

"Ma bouteille s'appelle reviens" va embaucher des gens en insertion. Quand le projet sera à l'équilibre, dans 4 ans, il faudra 10 personnes pour faire tourner la consigne.