Climat – Environnement

La guerre continue contre les éoliennes en Bourgogne-Franche-Comté

Par Victoria Koussa, France Bleu Bourgogne mardi 17 janvier 2017 à 19:19

Eoliennes
Eoliennes © Radio France

L'Association de Défense de l'Environnement et du Patrimoine se bat contre les projets de construction d'éoliennes dans la région et dénonce l'impuissance de l'Etat face aux promoteurs.

Vent de colère. Et il ne s’essouffle pas, malgré la réunion avec la DREAL, la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement début janvier. Les membres de l'Association de Défense de l'Environnement et du Patrimoine de la région se font entendre une fois de plus mardi, face aux médias. En plus d'argumenter contre les éoliennes d'un point de vue économique, environnemental et sanitaire, les membres, qui se définissent comme "un contre-pouvoir", continuent de se battre pour leurs revendications.

La santé publique

D'après Michel de Broissia, président d'ACBFC et maire de Champagne-sur-Vingeanne, deux revendications sont au cœur de son combat anti-éoliennes : "définir une distance aux habitations proportionnelle à la hauteur des éoliennes", une distance de dix fois la hauteur, par exemple, mais aussi de "respecter le code de la santé publique et limiter à 30 décibels le seuil de bruit en milieu rural".

"Il y a des chaînes de télévisions que des familles voisines aux éoliennes ne peuvent plus voir, leur vie est infernale, ils ne peuvent plus recevoir de téléphone portable (...) sans compter le bruit qui est insupportable", Michel de Broissia, président de l'ACBFC.

Aussi, il dénonce la DREAL, service de l'Etat qui "ne peut rien faire" face à "l'appétit des promoteurs". Le président de l'ACBFC souligne le manque d'études impartiales, sur l'acoustique par exemple, avant et après l'installation des éoliennes, pour assurer le bien-être des habitants qui vivent à côté. En effet, d'après lui, les acousticiens chargés de rendre des expertises acoustiques sont payés par leur employeur, les promoteurs éoliens, et seraient donc dans l'incapacité de rendre un travail neutre.

Mais d'après Sébastien Condé, directeur de projet à la DREAL Bourgogne-Franche-Comté, "il n'y a pas eu de dérives constatées".