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Climat – Environnement

EN IMAGES - "Plus chauds que le climat" : des dizaines de milliers de jeunes dans la rue pour l'environnement

vendredi 15 mars 2019 à 8:24 - Mis à jour le vendredi 15 mars 2019 à 19:48 Par Germain Arrigoni, France Bleu

La jeunesse du monde entier est appelée à défiler ce vendredi pour réclamer aux adultes des actions fortes pour le climat. Un test pour une mobilisation inédite inspirée par l'adolescente suédoise Greta Thunberg. En France, des milliers de jeunes ont défilé à Paris et en région.

Plusieurs dizaines de milliers de lycéens ont manifesté en France ce vendredi.
Plusieurs dizaines de milliers de lycéens ont manifesté en France ce vendredi. © AFP - PATRICK HERTZOG

"En 2050 vous serez morts, pas nous". Appelés à participer à la grève mondiale pour le climat par Greta Thunberg, une adolescente suédoise, ce vendredi, les jeunes défilent par milliers partout en France. Tous demandent des actions plus fortes contre le réchauffement climatique.

Entre 29.000 et 40.000 manifestants à Paris, des dizaines de milliers en région 

A Paris, étudiants, lycéens, mais aussi des plus jeunes avec leurs parents ont défilé. Ils étaient entre 29.000 et 40.000 manifestants dans la capitale. A Clermont-Ferrand, 2.100 lycéens et étudiants se sont rassemblés. Des manifestations ont lieu également à Brest, Nancy, Dijon, Le Mans, Cherbourg, à Montpellier, Avignon, Perpignan, Bordeaux, Périgueux mais aussi dans le Limousin, dans les Landes, en Pays de Savoie et dans la Loire. A  Tours, ils étaient près de 3.000 jeunes dans les rues. A Annecy et Chambéry, les manifestants ont ramassé les déchets et mégots qu'ils trouvaient sur leur parcours. 

"Réchauffons les cœurs, pas le climat" , plus de 10.000 jeunes à Nantes 

Comme dans les autres villes, à Poitiers, les jeunes ont été inspirés pour leurs slogans, avec des pancartes sur lesquelles s'affichent "Réchauffons les cœurs, pas le climat", "Quand je serai grande, j'aimerais être en vie", ou encore "Désolé, papa maman, mais je sèche comme la planète". A Châteauroux, 150 jeunes ont défilé derrière des slogans comme "Quand c'est fondu, c'est foutu". des marche sont aussi eu lieu à Reims, Besançon, Belfort, Metz, Saint-Etienne, Bordeaux, Bayonne, en Drôme et en Ardèche, ou encore  à Pau, ou les lycéens se sont dits "Plus chauds que le climat", comme dans les Landes, ou à  Limoges et Tulle. A Strasbourg, les jeunes manifestants sont allés jusqu'au Parlement européen. Les jeunes ont aussi manifesté à Caen, Epinal, Rennes ou Nantes, où ils étaient 10.000. 

Une grève mondiale de la jeunesse 

Jusqu'à présent, l'appel à la mobilisation hebdomadaire lancé par la militante suédoise, qui brandit seule tous les vendredis depuis l'été sa pancarte "grève de l'école pour le climat" devant le parlement à Stockholm, était suivi dans quelques pays, notamment en Belgique ou en Allemagne, où les jeunes ont manifesté par milliers.

Mais pour cette "grève mondiale pour l'avenir" du 15 mars, lycéens et étudiants ont quitté leurs salles de classe de Sydney à Paris, de Tokyo à Montréal, de Hong Kong à Kampala.

"Notre maison brûle", je veux que vous commenciez à paniquer"

"Nous faisons grève pour dire à nos gouvernements de faire leurs devoirs et de nous montrer des preuves !", dit l'appel publié sur Facebook. Des preuves que le monde prend les mesures nécessaires pour limiter le réchauffement à un maximum de +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, comme prévu par l'Accord de Paris. 

Pour l'instant, les dirigeants disent simplement qu'ils vont essayer de "faire de leur mieux", notait récemment Greta Thunberg. Pas suffisant parce que "notre maison brûle" : "je veux que vous commenciez à paniquer". 

Des débats dans les lycées ce vendredi

Parallèlement, en France, le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a annoncé des débats sur le climat ce vendredi dans tous les lycées de France en fin de journée. Mais les proviseurs, pris de court par cette initiative de dernière minute, ont prévenu qu'ils auront du mal à se tenir.

Pour le ministre, il s'agit de "manifester l'importance" du sujet et de permettre aux élèves de faire remonter des propositions concrètes, durant cette journée de "grève mondiale" pour le climat.