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Climat – Environnement

La Palmyre : 300 personnes contre l'extraction de sable marin dans l'estuaire de la Gironde

samedi 27 octobre 2018 à 18:39 Par Thomas Coignac, France Bleu La Rochelle et France Bleu Gironde

Environ 300 personnes se sont rassemblées samedi après midi à La Palmyre, pour dire non au projet d'extraction de granulats, le sable marin. Un rassemblement à initiative de 12 associations, charentaises-maritime et girondines.

Environ 300 personnes se sont rassemblées au square de l'océan.
Environ 300 personnes se sont rassemblées au square de l'océan. © Radio France - Thomas Coignac

La Palmyre, Les Mathes, France

C'est la première manifestation contre un projet, où la fronde s'organise depuis quatre ans devant les tribunaux. Les associations anti-extraction avaient décidé de porter la mobilisation dans la rue, ce samedi à La Palmyre. Elles ont rassemblé environ 300 personnes, au bord de l'océan, avec également le soutien de nombreux élus, députés, maires, conseillers municipaux et départementaux. Et à l'appel de 12 associations, à la fois côté Charente-Maritime et côté Gironde de l'estuaire. 

Les élus étaient nombreux ce samedi. - Radio France
Les élus étaient nombreux ce samedi. © Radio France - Thomas Coignac

L'équivalent de 315 Fort Boyard 

Ils étaient donc 300, pour dire non à ce projet d'extraction, dans les cartons depuis quatre ans, mais un peu compliqué à comprendre pour le grand public, comme l'ont admis les organisateurs. Deux entreprises du BTP, Granulats Ouest et DTM ont déposé un projet d'extraction de 430 000 m3 de granulats, au large de La Palmyre, pendant 30 ans. Soit, au final, près de 130 millions de m3. "L'équivalent de 315 Fort Boyard", ont répété à l'envi les organisateurs, ce samedi. 

Le projet d'extraction de granulats est envisagé à un kilomètre de Bonne Anse - Aucun(e)
Le projet d'extraction de granulats est envisagé à un kilomètre de Bonne Anse - Mairie Les Mathes-La Palmyre

Un sac de nœuds juridico-administratif 

Le dossier avait été rejeté, par un arrêté ministériel de Bercy, et de Bruno Le Maire, en juillet 2017, quelques mois après sa prise de fonctions. Un an plus tard, en juillet 2018 donc, le tribunal administratif de Poitiers, saisi par les deux sociétés, donnait tort au ministre, et lui demandait de réexaminer la demande avant la fin de l'année. Pour cela, il doit se baser sur un avis, qui sera rendu le 8 novembre, du Conseil de gestion du parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde, qui a déjà voté deux fois contre. Et pour ajouter un noeud dans ce sac qui en est déjà plein, le ministère a fait appel de la décision du tribunal administratif de Poitiers. Mais l'appel, non suspensif, ne change rien dans les faits. Il doit être examiné en 2020. 

Alors, puisque, mis à part les deux entreprises, tout le monde semble être du même côté, pourquoi organiser ce rassemblement samedi ? "Parce que Bruno Le Maire est de notre côté, mais, comme tous les ministres, on ne sait pas combien de temps il va rester", lance au micro Jacques Gervais, le porte-parole des associations.

Craintes pour le trait de côte, et pour les esturgeons

La crainte des associations, et des élus, c'est que le sable marin, extrait au fond de l'océan, soit compensé par du sable des plages, qui s'écoulerait, faisant encore reculer la côte. Un projet "criminel", pour Marie Bascle, maire de la commune, qui en appelle au principe de précaution. Des associations écologistes, et de pêcheurs ont également fait par de leurs inquiétudes concernant de sort des esturgeons, dont le mode de vie serait menacé par ce projet. 

Dans l'assistance, on a également fait référence, à de nombreuses reprises, à la mobilisation contre le projet de port méthanier, au Verdon-sur-Mer, en Gironde, enterré en 2010 après trois ans de contestation. "Le projet du port au Verdon, on l'avait plié en trois ans, en rit le député charentais-maritime Didier Quentin. Celui-là est un peu plus long. Mais on y arrivera". Une affirmation accueillie par des applaudissements du public. Une pétition a également été lancée en ligne pour dire non au projet. Elle rassemble plus de 2 000 signatures. 

En plus de la pétition en ligne, une version papier a aussi circulé. - Radio France
En plus de la pétition en ligne, une version papier a aussi circulé. © Radio France - Thomas Coignac