Climat – Environnement

La pelouse du stade de la Mosson infectée par un champignon

Par Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault mardi 27 septembre 2016 à 15:20

Stade de la Mosson
Stade de la Mosson © Maxppp -

Le week-end dernier, lors de la 7e journée du championnat de Ligue 1, les spectateurs ont pu se rendre compte de l’état déplorable de certaines pelouses, notamment à La Mosson à Montpellier. En cause: le pythium, un champignon. La Ligue de football professionnel veut éradiquer le problème.

La LFP tape du poing sur la table estimant qu’il n’est plus possible de jouer au football sur des pelouses dans un état aussi déplorable.

Trois stades sont dans le collimateur : le stade de La Mosson à Montpellier, le stade Armand-Cesari de Furiani et le stade Matmut-Atlantique de Bordeaux.

Le fautif ? C’est le pythium, un champignon qui prolifère depuis le début de saison et qui attaque les racines de semis. Le pythium prospère grâce au cocktail chaleur et humidité.

Pelouses catastrophiques

Lundi, la LFP a envoyé un courrier aux présidents de clubs concernés pour leur demander de proposer des solutions rapides. Pour autant, Didier Quillot, le directeur général de la LFP, ne doute pas de la bonne volonté des clubs pour répondre à l’attaque du pythium.

Didier Quillot

« On n’a pas attendu le courrier de Didier Quillot pour nous alarmer de l’état catastrophique de la pelouse » répond Laurent Nicollin, le président délégué du MHSC, tout en rappelant qu’elle était « magnifique » la saison dernière.

Selon lui, la solution passe peut-être par un changement complet de la pelouse du stade de la Mosson. Un stade qui appartient à la Montpellier Méditerranée Métropole et non pas au club de football.

Laurent Nicollin

Sanctions financières envisagées

La LFP convoque mercredi 28 septembre une commission surface de jeu, animée par des ingénieurs agronomes, pour réfléchir au traitement fongicide à mettre en œuvre sur les pelouses attaquées par le champignon.

La semaine prochaine à Lyon, jeudi 6 octobre, se tiendra un séminaire sur la gestion climatique des surfaces de jeu en présence de tous les référents de Ligue 1 et de Ligue 2.

Dernière mesure, et pas des moindres, la LFP envisage « d’établir des sanctions financières en cas de qualité de pelouse insuffisante la saison prochaine ».