Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Environnement

La préfecture de Meurthe-et-Moselle va autoriser l'abattage du seul loup du département

-
Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Les autorités s'apprêtent à autoriser un tir de prélèvement pour tuer le seul loup de la plaine, responsable selon elles de 50 attaques depuis le début de l'année dans le sud de la Meurthe-et-Moselle.

Image d'illustration - Il y aurait 3 ou 4 loups au total en Lorraine, dont 1 seul en plaine
Image d'illustration - Il y aurait 3 ou 4 loups au total en Lorraine, dont 1 seul en plaine © Maxppp - Philippe Clément

Le seul loup de Meurthe-et-Moselle pourrait bientôt être abattu. À l'issue d'une rencontre avec les éleveurs et des associations de défense de l'environnement, le préfet a annoncé son intention d'autoriser un tir de prélèvement pour tuer le prédateur. Ce loup solitaire serait responsable, depuis le début de l'année, de 50 attaques sur des troupeaux du sud du département et cela malgré des mesures de protection. "C'est un animal qui a un comportement erratique et anormal donc nous sommes contraint de le tuer", résume Eric Freysselinard. 

"Le tuer serait sage"

"À lui seul, il cause autant de dégâts que tous les loups d'Occitanie", ajoute le préfet estimant que l'animal "dessert la cause du loup". Il aurait coûté près de 2.5 millions d'euros aux trois départements concernés : la Meurthe-et-Moselle, les Vosges et la Meuse. "Il attaque, ces derniers temps, environ deux fois par semaine et risque de mettre en cause gravement toute la biodiversité la région en mettant fin au pastoralisme", déplore encore Eric Freysselinard, confronté au ras-le-bol des éleveurs. 

La préfecture attend donc, dans les semaines qui viennent, un arrêté ministériel donnant le droit aux chasseurs et à la brigade loup d'abattre le prédateur. 

Une "aberration" pour les défenseurs de la nature

Mais pour les associations environnementales, le comportement de ce loup s'explique par son implantation géographique : "C'est un état d'excitation propre aux prédateurs, comme le renard dans le poulailler, analyse Nicolas Simonet de l'Association de secours et de placement des animaux (Aspa) dans les Vosges. Il évoque un "contexte de plaine" : "Dans les alpages, dit-il, les moutons peuvent se sauver, en plaine non car ils sont parqués."

Pour le président de l'Aspa, une fois ce loup tué, "un autre reviendra qui fera exactement pareil". Il ajoute par ailleurs qu'en autorisant les tirs, la France se met en infraction par rapport à la législation européenne.