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Climat – Environnement

La recherche sur le gaz de couche peut continuer à Lachambre

jeudi 7 septembre 2017 à 10:12 Par Jordan Muzyczka, France Bleu Lorraine Nord

Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a présenté, en conseil des ministres ce mercredi, un projet de loi visant à engager la fin de la production de pétrole et de gaz en France d'ici 2040. En Moselle, les recherches dans le domaine vont se poursuivre.

Reunion avec les representants des ONG sur les themes du climat et de l environnement. © Maxppp - Aurelien Morissard.
Reunion avec les representants des ONG sur les themes du climat et de l environnement. © Maxppp - Aurelien Morissard. © Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP

Lachambre, France

La décision est tout autant symbolique qu'historique. Avec l'annonce d'arrêter en 2040 toute exploitation d'hydrocarbures sur son territoire, Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique, ferait de la France le premier pays au monde à ne plus produire d'énergies fossiles.
Et cela, tant bien même que seule 1% de la consommation d'énergie fossile tricolore est produite sur notre sol, soit l'équivalent de près de six millions de barils par an.

Une décision qui s'inscrit dans la droite ligne, tant des accords de Paris, la COP 21, ratifiés au mois de décembre 2015, que du Plan climat présenté au mois de juillet 2017.
Aussi, cette annonce réitère l'interdiction, datant de 2011, de toute exploitation et gaz de schiste sur le sol français. Si les collectifs écologistes mosellan applaudissent ces nouvelles, ils se montrent tout de même sceptiques.

Continuer avec le gaz de couche

"On interdit l'un, mais sans légiférer sur l'autre. En un sens, c'est inutile", déplore Jérémy Nicolas, du collectif "Stop au gaz de couche". Pour ce militant, l'accord "joue sur les mots" et ne remet pas en cause un gaz, en phase d'exploration dans plus de 130 sites en France.

Le collectif "Stop au gaz de couche" réunis le 26 août près de Lachambre en Moselle. - Radio France
Le collectif "Stop au gaz de couche" réunis le 26 août près de Lachambre en Moselle. © Radio France - Jordan Muzyczka

Ce cousin au gaz de schiste, tant décrié, doit être puisé à environ 1 500 mètres de sous terre. Le sous-sol des Hauts-de-France en est remplie, tout comme la Moselle. Selon certains spécialistes, entre six à dix ans de consommation de gaz pour tout le pays seraient sous nos pieds...

"D'ici 2040, cela va forcément attirer d'autres entreprises à investir, comme celles du pétrole par exemple".

Car, même si le projet de loi est adopté, il ne remet pas en cause les permis d'exploitation déjà en cours, comme à Lachambre, près de Saint-Avold. La Française de l'énergie, société forbachoise, explore les cavités mosellanes depuis 2004. Sans succès jusqu'à présent, commente Marieke Stein, chercheuse à l'Université de Lorraine et vice-présidente d'Apel 57, une association pour la préservation de l'environnement:

"Jusqu'à présent, cette société a foré cinq puits, mais à chaque fois ça à été un échec. Notre sous-sol est tellement fracturé, tellement complexe à cause de notre passé minier".

Elle ajoute, optimiste: "Si le ministère doit statuer pour octroyer un permis d'exploitation, je pense qu'il ne donnera pas de suite à la société. Quand elle a pratiqué des test, le sable s'est mélangé à du charbon de mauvais qualité jusqu'à présent".

En revanche, rien n'interdit à la France d'importer des énergies fossiles comme du gaz de schiste, comme le font le Portugal ou la Norvège.