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Environnement

La sécheresse guette le marais breton, et c'est à cause... de la Loire

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Par , France Bleu Loire Océan

La Vendée est en situation de "crise" hydrique, en particulier le marais breton-vendéen. La faute au niveau exceptionnellement bas de la Loire, qui alimente les marais grâce à 40 km de canaux. Si tôt dans la saison estivale, la situation inquiète les agriculteurs.

Christophe Forré, agriculteur près de Bouin dans le marais breton, le 4 juillet.
Christophe Forré, agriculteur près de Bouin dans le marais breton, le 4 juillet. © Radio France - Marc Bertrand

Vendée, France

Oui, la sécheresse guette en Vendée. Et surtout dans le marais breton-vendéen, au nord-ouest du département, première zone placée en situation de "crise" par le préfet la semaine dernière. Depuis, les autorités ont interdit le prélèvement d'eau pour l'irrigation agricole ou encore pour la chasse sur une grosse partie du département. Pourtant, les barrages sont pleins à 95%. Et les nappes souterraines ne sont pas vides. Ce sont en fait les cours d'eau qui sont concernés. Particulièrement les étiers du marais breton, une zone de 50.000 hectares autour de Bouin et Bois-de-Céné. Et c'est la faute à la Loire.

1. Quel rapport entre la Loire et le marais breton ?

Le fleuve alimente des canaux qui parcourent 40 km pour arroser le marais breton. Un mélange eau douce, eau salée, prélevé à marée haute entre Nantes et Saint-Nazaire. Mais avec le manque de pluie ces derniers mois, le niveau de la Loire a beaucoup baissé. Et la canicule n'a rien arrangé. Le fleuve était 1 mètres 85 en dessous de son niveau de réference, jeudi 4 juillet. 

La hauteur de la Loire, dimanche 7 juillet, selon Vigicrues. - Aucun(e)
La hauteur de la Loire, dimanche 7 juillet, selon Vigicrues. -

2. Pourquoi risque-t-on de couper les canaux ?

Le souci ? Les canaux sont un milieu à l'équilibre très fragile. Quand la Loire est trop basse, l'eau qui entre dans les canaux est beaucoup trop chargée en eau de mer, donc trop salée. Et passé un certain seuil, cela devient très dangereux pour la biodiversité des marais. On risque un cataclysme biologique. Donc on coupe les canaux

3. Que se passe-t-il si on n'alimente plus le marais breton ?

Les étiers et les fossés risquent de baisser de niveau, et même pour certains de s'assécher. Le problème, c'est qu'ils font office de clôture naturelle pour les prés. S'ils sont à sec, les vaches risquent de s'échapper et de divaguer sur les routes. Et les poissons se retrouvent piégés dans des niveaux d'eau trop bas, à la merci des oiseaux, très nombreux dans la zone. 

4. Pourquoi les agriculteurs s'inquiètent ?

Cette baisse de hauteur de la Loire se produit chaque année, mais d'habitude plutôt à la fin du mois d'août. Les pluies de septembre, alliées aux jours plus longs, permettent de régler rapidement le problème. Cette année, ce qui inquiète les agriculteurs, c'est que le risque d'assèchement est déjà là, alors qu'on n'est qu'au début de l'été. Et la Loire, contrairement à la Seine, est un fleuve au débit largement "naturel", c'est-à-dire qu'elle dispose de très peu de barrages pour réguler son débit. Il en existe quelques-uns, mais très en amont de l'embouchure du fleuve, en Auvergne-Rhône-Alpes notamment.