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Climat – Environnement

La sixième extinction de masse des animaux est en cours sur Terre

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Par , France Bleu

Dans une étude scientifique publiée lundi, des chercheurs concluent qu'une sixième extinction massive d'animaux aux conséquences désastreuses est en cours. Les populations de vertébrés notamment, ainsi que leurs zones d'habitats se sont fortement réduites ces quinze dernières années.

 Dans une étude très alarmante, des chercheurs concluent que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur Terre, à la fois en nombre d’animaux et en étendue.
Dans une étude très alarmante, des chercheurs concluent que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur Terre, à la fois en nombre d’animaux et en étendue. © AFP - Junaidi Hanafiah

La situation est plus qu'alarmante. Dans une étude publiée lundi dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, des chercheurs américains et mexicains concluent que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur Terre, à la fois en nombre d’animaux et en étendue. Un "anéantissement biologique" aux conséquences "catastrophiques" pour les écosystèmes et aux impacts écologiques majeurs, dont le principal responsable est l'homme.

Selon les chercheurs, les disparitions d'espèces ont été multipliées par 100 depuis une centaine d'années. Du jamais-vu depuis l'extinction des dinosaures, il y a quelque 66 millions d'années.

Plus de 50 % des animaux ont disparu depuis quarante ans

Les chercheurs ont cherché à quantifier le déclin non plus du nombre d’espèces mais des populations, c’est-à-dire des groupes d’animaux sur un territoire. Ils ont alors mené une vaste analyse, sur la moitié des espèces de vertébrés connues : ils ont examiné les évolutions des populations de 27.600 espèces de mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens terrestres, réparties sur les cinq continents. Une étude qui permet de comprendre qu'aujourd'hui, près de 30 % de ces espèces en déclin sont considérées comme communes, c'est à dire qu'elles sont encore classées en tant que "faible préoccupation" et non pas "en danger" par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Les zones les plus touchées, notamment pour les mammifères et les oiseaux, sont celles situées aux tropiques (Amazonie, bassin du Congo, Asie du Sud-Est) car ce sont les plus riches en termes de faune. En se focalisant sur 177 espèces de mammifères, les auteurs de l’étude ont constaté que les groupes d’animaux avaient perdu au moins 30% de leur étendue géographique et que près de 40% en avaient perdu 80%, entre 1990 et 2015. Au total, les scientifiques estiment que plus de 50 % des animaux ont disparu depuis quarante ans. Un chiffre qui confirme le dernier rapport "Planète vivante" publié en 2016 par WWF qui estimait que les populations de vertébrés ont chuté de 58 % entre 1970 et 2012.

Urbanisation, pollution, braconnage : la main de l'homme principale responsable

Les causes sont déjà connues : elles sont imputables, en premier lieu, à la perte et à la dégradation de l’habitat sous l’effet de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de l’urbanisation ou de l’extraction minière. Viennent ensuite la surexploitation des espèces (chasse, pêche, braconnage), la pollution, les espèces invasives, les maladies et, plus récemment, le changement climatique.

Pour les auteurs de l'étude, un des moteurs ultime de la sixième extinction de masse, souvent moins cité, est "la surpopulation humaine, liée à une croissance continue de la population, et de la surconsommation, en particulier par les riches".

Vingt à trente ans maximum pour agir

"Nous ne disposons que d’une petite fenêtre pour agir, deux ou trois décennies au maximum", préviennent les chercheurs. Si l'homme n'agit pas maintenant, c'est l'humanité toute entière qui est mise en péril, car sans la faune et la flore, l'homme sera amené à disparaître.

Parmi les actions à mener en priorité, les scientifiques appellent à réduire la croissance de la population humaine et surtout sa consommation. Selon eux, il faut utiliser des technologies moins destructrices pour l'environnement, arrêter le commerce des espèces en voie de disparition et aider les pays à protéger leur biodiversité.