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Climat – Environnement

La vidéosurveillance dans les abattoirs ne fait pas l'unanimité dans les Landes

lundi 28 mai 2018 à 18:29 Par François-Pierre Noël, France Bleu Gascogne

L'Assemblée Nationale a voté l'expérimentation de la vidéosurveillance pour les abattoirs volontaires. Dans les Landes, quelques abattoirs ont déjà fait ce choix, notamment à Losse. Ces caméras devront s'installer dans les postes de saignée et de mise à mort.

Désormais, les abattoirs français peuvent expérimenter la vidéosurveillance
Désormais, les abattoirs français peuvent expérimenter la vidéosurveillance © Maxppp - Vincent Voegtlin

Landes, France

Contrairement à ce que Emmanuel Macron a promis durant sa campagne présidentielle, la vidéosurveillance dans les abattoirs ne sera pas obligatoire. Les députés ont voté, l'expérimentation de caméras dans les postes de saignée et de mise à mort. 

Pour qu'un abattoir installe ce système, il doit, obligatoirement, avoir l'accord des représentants du personnel.  Dans les Landes, l'abattoir de volailles de Losse avait déjà pris les devants. En début d'année, Denis Bordes a acté l'installation de caméras dans son abattoir de volailles : _"_Nous voulons enlever tous les doutes qui pourraient y avoir par rapport à ce sujet, (...) si demain on a un moyen supplémentaire pour le montrer aux clients et aux distributeurs, c'est une force supplémentaire".

Des vidéos consultées en interne et par des vétérinaires

Les bandes ne pourront pas être diffusées au grand public mais elles devront servir d'appui pour les contrôles des services vétérinaires. "Je ne suis pas sûr que la caméra soit le but ultime et apporte une véritable sécurité" selon Eric Lafuente. Le directeur de la chambre d'agriculture des Landes y voit quand même quelques signes positifs : "Ces caméras peuvent donner une plus grande marge de manœuvre aux vétérinaires mais aussi aux salariés des abattoirs qui peuvent décider si oui ou non ils en veulent. (...) Après, nos vétérinaires ne vont pas passer leur temps derrière les caméras en plus de leurs missions de surveillance et de contrôles".

Pour ceux qui souhaitaient l'obligation de la vidéosurveillance, comme l'association L214, ce sont surtout les abattoirs bovins et porcins qui sont dans le viseur. Il n'y en a que deux dans les Landes, à Mont-de-Marsan et Hagetmau.

"Ca fait mal de voir des animaux maltraités avant leur mort" 

Claude Siberchicot, éleveur bovins à Mouscardès a visionné des vidéos de l'association L214, on peut y voir, par exemple, des bêtes mal étourdies avant l'abattage. Selon lui, le problème n'est pas lié à l'installation ou non des caméras mais au rythme de travail des salariés dans les abattoirs : "C'est un problème économique, de cadence pour les employés, qui, du coup, disjonctent et maltraitent des animaux". Peut-il choisir son abattoir ? "Non, nous on ne peut pas dire en tant qu'éleveurs, nos bêtes doivent être abattues à tel ou tel endroit. Une fois qu'elles sont dans le camion, on ne maîtrise plus le sujet".

Le projet de loi a prévu de doubler les sanctions en cas de mauvais traitements des animaux par les abattoirs. Elles risquent désormais jusqu'à un an de prison et 15 000 euros d'amende.