Climat – Environnement

Pollution : la vignette obligatoire pour circuler dans la métropole grenobloise entre en vigueur le 1er novembre

Par Alexandre Berthaud et France Bleu, France Bleu Isère et France Bleu mardi 1 novembre 2016 à 6:00 Mis à jour le mardi 1 novembre 2016 à 7:20

C'est cette vignette qu'il faut coller sur votre véhicule
C'est cette vignette qu'il faut coller sur votre véhicule © Radio France

C'est le 1er novembre que débute l'expérience censée réduire la pollution de l'air dans la métropole grenobloise. Il faut se munir d'un Certificat Crit'Air pour pouvoir circuler en cas de pic de pollution. Sans cela vous serez verbalisable dès le mois de janvier.

Les Parisiens connaissent déjà ces petites vignettes depuis le mois de juillet, au tour des habitants de la Métropole de Grenoble de commander la leur. À partir du 1er novembre, il est obligatoire d'avoir le précieux sésame pour circuler en cas de pic de pollution. Sinon, la voiture doit rester au garage, ou le conducteur risque 22 euros d'amende. La mesure est intégrée à un plan anti-pollution national, que les villes ont le loisir d'appliquer ou non. Grenoble suit Paris de près et est une des villes pionnières en France. "Mais on est encore à la traîne par rapport au reste de l'Europe", précise Eric Piolle, le maire de la ville. Le plan anti-pollution s'articule en plusieurs étapes.

Les différentes vignettes selon votre véhicule, à commander sur internet. - Radio France
Les différentes vignettes selon votre véhicule, à commander sur internet. © Radio France

Un véhicule sur quatre interdit de circulation au septième jour du pic

Dès que le taux de polluants dans l'air est trop élevé pour la deuxième journée de suite (au-dessus du seuil défini par la loi), la métropole va réduire la vitesse autorisée de 20 kilomètres/heure sur les voies d'accès à Grenoble. Les premières interdictions de circuler s'appliquent à partir du cinquième jour.

Pour passer sur le territoire des 49 communes de la métropole Grenobloise, il faut être muni d'une vignette. Au cinquième jour, seuls les véhicules sans vignettes, et ceux datant d’avant 1997 (voir photo précédente) ne peuvent pas circuler. Puis au septième jour du pic de pollution, les véhicules avec les vignettes 4 et 5 doivent rester au garage. Ce sont des diesels immatriculés avant 2006, ils représentent quand même un véhicule sur quatre.

Mais ce pic de 7 jours consécutifs n'a lieu en moyenne qu'un ou deux jours par an à Grenoble.A partir de 2017, rouler sans vignette dans la métropole le jour d'un pic de pollution sera passible d'une amende de 22 euros. Le certificat sur internet coûte 4,18 euros.

La Métropole et la ville s'engagent, dans le même temps, à faire baisser le prix des transports en commun. Au septième jour, ils seront totalement gratuits.

Les Grenoblois peu au courant de la mesure

Les automobilistes de la Métropole ont donc deux mois pour s'équiper avant de risquer l'amende. "Il faut encore payer pour l'environnement", râle l'un d'elle. "Je ne pense pas que ça va empêcher les gens de rouler", doute un autre. Tous ont un point commun : ils ne savaient pas que la mesure rentrait en vigueur le 1er novembre.

"Il est vrai que l'enjeu communicationnel est grand", avoue Éric Piolle, "mais tout le monde a bien compris je crois que la qualité de l'air est un enjeu de santé majeur". Le maire écologiste de Grenoble cite une étude selon laquelle un décès tous les trois jours dans la Métropole est lié directement ou indirectement à la pollution. "Il faut agir, on en a les moyens, faisons-le", conclut-il. La mairie et la métropole distribuerons des des prospectus d'informations à court terme.

Mais il faudra aussi faire connaître la mesure au plan national : tous les véhicules voulant rouler dans la Métropole en cas d'épisode de pollution sont concernés, qu'ils viennent de Grenoble, du Nord-Isère, ou d'une autre région de France.