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Climat – Environnement

Landes : bras de fer contre l'urbanisation d'une zone dunaire à Capbreton

lundi 27 mars 2017 à 18:17 Par Nelly Assénat, France Bleu Gascogne

L'association écologiste Sepanso vient d'envoyer un recours au tribunal administratif de Pau contre une délibération de la communauté de communes Maremne Adour Côte Sud (MACS) datant de fin janvier établissant que l'urbanisation du lieu dit Angou est un projet d'intêrêt général.

C'est sur une partie de cet espace boisé que la mairie de Capbreton souhaite installer les nouveaux magasins Leclerc et Briconautes
C'est sur une partie de cet espace boisé que la mairie de Capbreton souhaite installer les nouveaux magasins Leclerc et Briconautes - Sepanso

Capbreton, France

Ce sont 25 hectares de dunes anciennes, à l'est de Capbreton. Le lieu-dit Angou fait l'objet d'un bras de fer depuis plusieurs années entre les associations écologistes d'un côté (Sepanso et Amis de la terre notamment) et la ville de Capbreton ainsi que la communauté de communes MACS de l'autre.

Ce lundi la sepanso a envoyé un recours au tribunal administratif de Pau demandant l'annulation de la délibération de la MACS du 31 janvier 2017 selon laquelle la création de la zone d'activité économique de Capbreton est d'intérêt général.

Le bras de fer commence en 2011

En 2011, la municipalité de Capbreton adopte un nouveau PLU (Plan local d'urnaisme) et décide cette zone dunaire, plantée de pins maritimes et d'arbousiers, devient urbanisable. En 2013 le conseil municipal classe effectivement le secteur en zone permettant une urbanisation. Il s'agit alors de créer une zone d'activité économique (ZAE) pour accueillir notamment les déménagements des enseignes Leclerc et Briconautes, trop à l'étroit près du centre-ville.

Immédiatement, les associations écologistes se mobilisent et plusieurs projets de déboisement de la zone atterrissent au tribunal administratif de Pau. En 2015, le tribunal donne raison aux Amis de la Terre et annule les décisions municipales. La ville de Capbreton a fait appel de cette décision de 2015 et le résultat de cet appel est toujours en attente.

Pour autant, le bras de fer continue sur place.

Un projet antinaturel, risqué et demesuré selon la Sepanso

La Sepanso a plusieurs griefs contre cette urbanisation de la zone Angou :

  • Le non-respect de la chose jugée : La Sepanso rappelle que la déicion de 2013 de la mairie de Capbreton a déjà été annulée par la justice, et que la décision d'appel n'a pas encore été rendue. Des autorisations de déboisement ont été accordées par le Préfet, ce qui fait dire à José Manarillo, vice-président de la Sepanso que les autorités administratives "foulent la justice au pieds".
  • Le risque d'inondation : d'après Georges Cingal, le président de la Sepanso, le défrichement des pins entraînera une remontée des nappes phréatiques puisque les arbres ne joueront plus leur rôle de 'pompe". L'association précise que la route départementale 28 toute proche a déjà été inondée à l'hiver 2013-2014. "
  • Le non-respect de la loi littoral : la Sepanso estime que la zone dunaire avec des milieux humides fait partie du patrimoine naturel de Capbreton
  • Un projet démesuré : pour l'instant deux grandes surfaces sont annoncées sur cette zone, soit une surface au sol de 4 hectares maximum selon la Sepanso, alors que ce sont 25 hectares qui doivent être défrichés. 'C'est un gaspillage d'espace naturel remarquable", pour la Sepanso.

C'est un secteur vulnérable inondé à plusieurs reprises-Georges Cingal de la Sepanso

On ouvre 25 hectares à l'urbanisation a lors que les déménagements des grandes surfaces concernées ne représentent que quatre hectares de surface au sol—José Manarillo de la Sepanso

"On ne comprend pourquoi on ouvre 25 hectares à l'urbanisation"-José Manarillo de la Sepanso

La MACS et la mairie de Capbreton n'ont pas souhaité répondre à nos sollicitations.