Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Climat – Environnement DOSSIER : L'environnement : un enjeu électoral 2017

Landes : le projet d'un site de méthanisation à Bordères-et-Lamensans est abandonné

lundi 6 mars 2017 à 19:23 Par Nelly Assénat, France Bleu Gascogne

INFO FRANCE BLEU GASCOGNE- Toutes les autorisations été accordées, mais finalement les agriculteurs et Soleal font marche arrière. Deux autres projets de sites de méthanisation plus petits devraient voir le jour à Grenade-sur-l'Adour.

Ce sont principalement des déchets de maïs qui auraient dû être transformés en énergie au sortir de l'usine Bonduelle de Bordères-et-Lamensans
Ce sont principalement des déchets de maïs qui auraient dû être transformés en énergie au sortir de l'usine Bonduelle de Bordères-et-Lamensans © Maxppp -

Bordères-et-Lamensans, France

Le projet d'une usine de méthanisation à Bordères et Lamensans (Landes) est abandonné.

C'est un projet dont on parle pourtant depuis cinq ans. Il s'agissait de construire un grand site pour transformer en énergie les déchets de l'usine Bonduelle et des effluents de plusieurs élevages du secteur. La structure de méthanisation aurait été située directement à côté de l'usine de légumes Bonduelle. La préfecture des Landes avait donné son accord.

D'après nos informations, ce sont les agriculteurs et l'entreprise Soleal, qui décident d'abandonner.

Trop d'incertitudes sur le site de Bordères

Les 19 agriculteurs qui devaient participer à ce projet ont décidé de se retirer parce que le porteur de projet, la société IDEX, a cédé sa branche énergies renouvelable à une entreprise qui n'aurait pas assez d'expérience dans ce domaine d'après certains éleveurs que nous avons contactés.

De plus, l'usine Soléal-Bonduelle de Bordères-et-Lamensans accuse une baisse d'activité et ne serait plus en capacité de fournir les 65 000 tonnes de produits issus du maïs prévus pour être transformés en énergie. Le directeur du site de Bordères Gauthier Mulliez confirme : "Le projet offre peu de chances de rentabilité dans un tel contexte (...) Soleal a également émis des réserves sur la capacité du repreneur de mener le projet à terme".

L'usine de méthanisation devenait donc trop grande.

Deux projets plus petits à Grenade-sur-l'Adour

Le projet d'une usine de méthanisation est stoppé, mais pas totalement abandonné, puisqu'il va voir le jour à quelques kilomètres, à Grenade-sur-l'Adour sous une forme différente. Il s'agit désormais de deux projets plus petits de sites de méthanisation installés directement chez deux exploitants agricoles. Le maire de Grenade-sur-l'Adour Pierre Dufourcq le confirme.

Comme dans le premier projet, ils transformeront toujours des déchets de Bonduelle ainsi que les effluents de leurs élevages. Cela veut dire beaucoup moins d'énergie produite. Ces deux nouveaux projets de Grenade-sur-l'Adour alimenteront probablement le réseau de gaz local des particuliers là où l'usine de Bordères aurait pu alimenter 5 400 maisons en électricité.

Des riverains soulagés

S'il y a des personnes particulièrement satisfaites de ce changement de programme, ce sont les riverains de l'usine Bonduelle de Bordères. . Le projet avait provoqué une vague de résistance des voisins qui redoutaient les nuisances sonores et olfactives. Armel Dupouy, qui préside l'association des riverains de l'usine Soleal Bonduelle est soulagé. "Pour la, plupart on était prêt à déménager (...) On ne pouvait pas accepter d'autres nuisances. Nos maisons ne valent plus rien dans le secteur". "On va arroser ça", conclue celui qui habite à 300 mètres du site industriel.

"C'est l'ensemble des riverains qui est soulagé"- Armel Dupouy, président de l'association des riverains de l'usine Soleal-Bonduelle

  - Aucun(e)
-

Durant toute la durée des campagnes pour l’élection présidentielle et les législatives, France Bleu a choisi de ne pas relayer de sondage sur son site internet. Fidèle à son image de proximité, France Bleu donne la parole au plus grand nombre au travers des reportages réalisés sur le terrain par les rédactions des 44 locales du réseau France Bleu.