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Climat – Environnement

Le gel tardif a détruit 30% de la récolte dans le vignoble jurassien

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Par , France Bleu Besançon

Les viticulteurs du Jura dressent le bilan après le gel du début du mois de mai : ils enregistrent 30% de pertes en moyenne sur leurs récoltes. Les feux de paille dans les vignes n'ont pas été assez efficaces.

Les vignes d'Arbois (Jura). Avril 2019.
Les vignes d'Arbois (Jura). Avril 2019. © Radio France - Marie-Coralie Fournier

Arbois, France

Le mauvais temps de ce printemps laisse déjà des traces dans le vignoble jurassien, avec la grêle et surtout le gel tardif. Les viticulteurs affichent un bilan lourd :"On estime que 30% de la récolte a été détruite par le coup de gel du 6 mai", selon Hervé Ligier, le président de la société de viticulture d'Arbois. Les parcelles les plus touchées sont celles qui se situent le plus bas, où "certains propriétaires connaissent jusqu'à 50 ou 60% de pertes".

De mémoire de vigneron, c'est la première fois - Hervé Ligier

Un coup de gel début, c'est tout simplement très rare : "Geler au 5 - 6 mai, c'est la première fois, de mémoire de vigneron" confie Hervé Ligier. "D'habitude, la période de sensibilité se situe au 15 - 20 avril". Cette année, on a vécu les deux : le gel du 15 avril a surtout frappé le vignoble du Revermont, dans le secteur de Lons-le-Saunier, alors que celui de mai a frappé Arbois et Pupillin.

Les feux de paille pas efficaces

Pourtant, les viticulteurs ont allumé des feux de paille dans les vignes, pour limiter les dégâts au maximum. "C'était la  seule technique rapide à disposition cette année. Mais on  en a vu les limites : ce n'est pas assez efficace pour protéger nos vignes donc on va se mettre au travail pour trouver d'autres solutions" explique le viticulteur installé à Arbois. Hervé Ligier n'oublie pas non plus que ces brûlages ont contribué à provoquer un carambolage à côté de Vadans, début mai. 

Alors la société de viticulture planche sur d'autres solutions pour réchauffer les vignes en cas de gel tardif : aspersions, éoliennes, bougies, brûleurs... Le problème reste le coût : "Les investissements sont très lourds, parfois plus lourds que l'acquisition de la vigne elle-même", selon Hervé Ligier.  Il faut donc s'assurer de l'utilité et de l'efficacité.

Deux bonnes années seulement en dix ans

Pour les vins du Jura, cette année 2019 sera une nouvelle fois une année marquée par une petite quantité. Une de plus. "Les deux seules années de récoltes correctes de la décennie sont 2011 et 2018, en termes de quantité" explique Hervé Ligier. Il note des rendements en chute libre, depuis plus de vingt ans, à chaque fois à cause des aléas climatiques : gel, sécheresse ou excès d'eau.