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Climat – Environnement

Le glyphosate autorisé pour cinq ans de plus dans l'Union européenne, Macron veut l'interdire dans les trois ans

lundi 27 novembre 2017 à 15:58 - Mis à jour le lundi 27 novembre 2017 à 18:40 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Les États membres ont voté pour une nouvelle autorisation du glyphosate, ce lundi. L'herbicide pourra être commercialisé et utilisé durant les cinq prochaines années dans l'Union européenne. Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de le faire interdire en France dans les trois ans.

Le glyphosate est notamment commercialisé sous la marque Roundup.
Le glyphosate est notamment commercialisé sous la marque Roundup. © Maxppp -

L'utilisation du glyphosate est prolongée pour cinq ans de plus dans l'Union européenne, a annoncé la Commission. Les Etats membres, réunis au sein d'un comité d'appel, ont voté ce lundi.

Vote "contre" de la France

Dix-huit pays ont voté en faveur de la proposition de l'exécutif européen, représentant à peine plus des 65% de la population de l'UE nécessaires. L'Allemagne en fait partie, alors qu'elle s'était abstenue au tour précédent, après avoir demandé des modifications au texte proposé en lien avec des restrictions sur l'usage privé du glyphosate et le respect de la biodiversité, selon l'AFP. Ce choix de l'Allemagne, poids lourd démographique au sein de l'Union européenne, a contribué à faire pencher la balance en faveur d'une nouvelle autorisation.

Neuf pays s'y sont opposés dont la France, et un pays s'est abstenu, permettant d'atteindre la majorité qualifiée requise, contrairement à un premier vote début novembre. Début octobre, le ministre de la Transition énergétique Nicolas Hulot avait proposé de n'étendre cette nouvelle autorisation qu'à trois ans, au lieu des dix initialement proposés par l'UE. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, proposait lui une réhomologation pour "cinq à sept ans".

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Les écologistes furieux, la FNSEA satisfaite

Parmi les plus prompts à réagir, l'ex-ministre de l'Environnement Corinne Lepage, qui dénonce une décision "scandaleuse".

Même son de cloche du côté de José Bové. "Le principe de précaution est foulé aux pieds", écrit le député européen.

La FNSEA, qui défend les intérêts des agriculteurs, se félicite en revanche de cette décision. La présidente Christiane Lambert a salué "le réalisme d'un certain nombre de pays". "C'est très important de coller au temps scientifique. Cinq ans, c'est le temps scientifique. Il aurait même fallu plus", a-t-elle conclu.

"J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France au plus tard dans trois ans" - Emmanuel Macron

La Commission va maintenant adopter une décision avant que l'autorisation actuelle n'expire le 15 décembre. La France, de son côté, réaffirme qu'elle est déterminée "à sortir du glyphosate en moins de 5 ans". "Nous travaillons de concert avec tous les acteurs pour trouver des alternatives crédible", a en effet réagi la secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique Brune Poirson, auprès de franceinfo. Sur son compte Twitter, Emmanuel Macron a affirmé qu'il allait demander au gouvernement de faire en sorte que le glyphosate soit interdit en France dans les trois ans. "J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans", indique le Président.

Le glyphosate, un herbicide de synthèse familier des agriculteurs et des jardiniers, a été classé en mars 2015 "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Son usage est souvent défendu, notamment dans l'agriculture, avec l'argument qu'il n'existe pour le moment pas d'alternative crédible.