Climat – Environnement

Le loup dans le viseur des sénateurs

Par Christophe Tourné, France Bleu Pays de Savoie mercredi 16 avril 2014 à 10:23

le loup dans le viseur de Ségolène royal
le loup dans le viseur de Ségolène royal © Maxppp

Le prédateur pourrait perdre son statut d'espèce strictement protégée. Les sénateurs ont voté dans la nuit de mardi à mercredi et autorisé les éleveurs d'ovins à abattre des loups, malgré l'opposition des écologistes et la convention de Berne signée par la France.

Le loup gagne du terrain en France mais il perd des défenseurs. Les sénateurs ont adopté dans la nuit de mardi à mercredi en première lecture le projet de loi sur l'avenir de l'agriculture. Ils viennent à cette occasion de voter des mesures importantes pour protéger les troupeaux du loup. Deux amendements adoptés visent particulièrement le prédateur. Le premier permet aux préfets en cas d'attaque de troupeaux, d'autoriser l'éleveur concerné à abattre des loups pour une durée de six mois sur le territoire de sa commune.

Des zones de pâturage préservées

Le second amendement, présenté par le sénateur haut-savoyard Jean-Paul Amoudry , vise à instaurer, si la loi est adoptée, des zones de pâturage préservées, comme il en existe en Italie et en Espagne. Ces zones "d'exclusion" se traduiraient pour le loup qui s'y aventurerait par une mort quasi certaine.  

LOUP PIF SON AMOUDRY

Ce glissement vers une remise en cause de la convention de Berne et du statut d'espèce strictement protégée du loup, révolte le conseiller régional écologiste savoyard, Yves Paccalet.

LOUP PACCALET PÄF

Le rapporteur PS et sénateur de la Drôme, Didier Guillaume, a dit qu'il souhaitait que le gouvernement renégocie la convention de Berne, qui classe le loup en "espèce strictement protégée".