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Environnement

Le niveau 3 du plan canicule activé à l'hôpital du Mans

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Par , France Bleu Maine

Le personnel de l'hôpital du Mans s'attend à passer un weekend difficile. Avec la canicule, le nombre d'appels de personnes vulnérables ne cesse d'augmenter. L'hôpital a reçu des renforts pour faire face à un afflux de malades

Le Mans, France

"On a constaté depuis mardi midi, un afflux sur le centre 15 d'appels liés à la chaleur". Le docteur Joël Pannetier, les yeux fatigués par le manque de sommeil,  vient de passer 24 heures sans dormir ou presque. " Ce sont les personnes les plus fragiles : les enfants en bas-âge, les personnes âgées surtout mais aussi les patients qui présentent des pathologies chroniques qui ont des traitements qui empêchent l'adaptation du corps à la chaleur " explique le responsable gestion des Situations Sanitaires Exceptionnelles à l'hôpital du Mans. " Toutes les personnes qui ne ressentent pas les effets de la chaleur et qui, du coup, ne compensent pas".

Le quart des victimes d'un coup de chaleur décède !

Le premier signe majeur de ce coup de chaleur, c'est l'hyperthermie avec de la fièvre qui dépasse les 40 degrés" avec des conséquences qui peuvent être graves : convulsions, coma et parfois des arrêts cardiaques. On a un taux de mortalité important sur ces coups de chaleur". Autour des 25%

Le niveau 3 du plan canicule déclenché !

Depuis mardi, le niveau 3 (sur 4) du plan canicule est déclenché. " Cela veut dire que quasiment tout le personnel de l'hôpital est sur le pont. On peut faire appel à l'aide des familles des patients mais aussi des équipes de la Croix rouge et de la protection civile de la Sarthe. Ils épaulent nos équipes dans les services à risque, notamment en gériatrie, la médecine polyvalente, pour aider à l'hydratation, au rafraîchissement des patients et toutes les mesures qui sont prévues dans ce plan". Plus de 1500 ventilateurs ont été déployés dans l'hôpital".

Le traumatisme de 2003

Le plan canicule a été mis en place après l'été 2003 où 15 000 personnes étaient mortes à cause de la canicule. " J'étais interne à Paris. J'ai connu cet épisode catastrophique sur lequel on n'était pas préparé" se souvient le docteur Pannetier. "Aujourd'hui c'est le jour et la nuit, il y a eu une évolution énorme. Grâce à ce plan, on peut anticiper avec du personnel formé et du matériel adapté pour faire face à la situation".  Malgré tout, impossible dire qu'un nouveau drame sanitaire ne se reproduira pas. " On peut diminuer l'inconfort des patients et des personnels. On peut diminuer les effets mais on pourra pas empêcher des phénomènes dangereux si on avait cette vague de chaleur pendant sept, dix, quinze jours. Là on passerait au niveau 4, le plan blanc avec réquisition de tout le personnel  mais cela aurait forcement des conséquences médicales" dans un contexte de désertification médicale et de pénurie de médecins. L'épisode de canicule que connait la Sarthe en ce début d'été est comparable à celui de 2003 selon le docteur Pannetier. "La différence c'est que les personnels sont prêts, mieux préparés et que cette vague de chaleur a été anticipée" avec des messages d'alerte et de conseils passés dans les médias. Un numéro spécial a été mis en place : le 0 800 06 66 66 (appel gratuit depuis un fixe)