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Climat – Environnement

Le PDG de Somival, porteur du projet d'usine à pellets en Haute-Corrèze, n'exclut pas un recours

lundi 23 avril 2018 à 10:47 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Le préfet de la Corrèze a donné son feu vert au projet mais les opposants ne désarment pas. Et l'industriel, qui veut fabriquer des pellets à Bugeat-Viam, comment voit-il les choses ? Il était sur France Bleu Limousin à 8h15 ce lundi.

C'est sur le site bois de Viam - Bugeat que l'usine de fabrication de pellets torréfiés doit voir le jour
C'est sur le site bois de Viam - Bugeat que l'usine de fabrication de pellets torréfiés doit voir le jour © Radio France - Nicolas Blanzat

Viam, France

C'est un dossier très chaud en Haute-Corrèze : celui de l'usine à pellets de Bugeat-Viam. Les opposants semblent décidés à contester l'arrêté préfectoral qui autorise Carbon Ingen'R à s'installer sur la zone bois. Ils organisaient ce dimanche un loto pour financer la démarche. L'industriel, lui, espère ne pas perdre trop de temps en justice et met en avant les garanties environnementales demandées par l'Etat. Pierre-Henri Gaudriot, PDG de Somival, répondait aux questions de Nicolas Blanzat ce lundi matin. 

Des recours quasi-automatiques

Le PDG de Somival ne paraît plus inquiet que ça. "J'entends qu'une mobilisation existe, mais presque tous les projets, quels qu'ils soient, font l'objet de recours aujourd'hui !", ironise Pierre-Henri Gaudriot, "ça fait perdre du temps, mais c'est la loi". Ce qui n'empêche pas de démarrer les choses, avec toutefois le risque de perdre sa mise... Avec cette usine à pellets, il prévoit 20 emplois directs et au moins autant d'indirects, même s'il est difficile de préciser combien exactement.  

Un projet sous surveillance

Pierre-Henri Gaudriot insiste surtout sur les réserves imposées par l'Etat après examen du dossier d'enquête publique, concernant les bruits, les odeurs et les impacts des prélèvements.  "On travaille en accord avec la cellule biomasse inter-régionale, qui a limité notre capacité de prélèvements", explique l'industriel. Qui ajoute qu'un organisme public va suivre l'impact sur les souches et les rémanents forestiers (restes de branches et de troncs), tandis qu'une structure scientifique va analyser l'impact sur le long terme. "C'est l'aspect extrêmement positif des débats que l'on a eus pendant tous ces mois", reconnaît-il, "que des gens neutres et objectifs analysent ce qu'on fait et définissent des bonnes pratiques".