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Climat – Environnement

Le projet de golf de Villenave d'Ornon devrait retourner devant la justice

vendredi 29 juillet 2016 à 5:00 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde

Alors que s'ouvre ce vendredi le procès du zadiste Alexandre Mahfoudh, accusé "d’agression en réunion avec arme" sur un conducteur d'engin de chantier, les travaux ont repris sur le site du nouveau golf. Le statu quo devrait se poursuivre jusqu'à la rentrée, où des recours pourraient être déposés.

Les zadistes ne sont plus installés sur le terrain du futur golf de Villenave d'Ornon.
Les zadistes ne sont plus installés sur le terrain du futur golf de Villenave d'Ornon. © Radio France - Anthony Cortes

Villenave-d'Ornon, France

Lorsque le procès d'Alexandre Mahfoudh s'ouvrira, ce vendredi à 14 heures, au tribunal de grande instance de Bordeaux, les engins de chantiers devraient être en plein travail sur le site du futur golf de Villenave d'Ornon. Les travaux avancent après une interruption de quelques semaines, d'abord liée à l'installation d'une ZAD, puis à la pose de clôtures autour du terrain, suite à l'incident qui a emmené Alexandre Mahfoudh au tribunal. Les opposants au projet ne devraient pas organiser de manifestation spéciale lors de l'audience (dont Alexandre Mahfoudh devrait demander le report). Ils se sont rassemblés ce jeudi au cinéma L'Utopia pour une soirée consacrée à "La guerre du golf", un documentaire... espagnol. Depuis leur expulsion du site fin juin, ils n'y sont plus retournés, et aucune nouvelle occupation n'est prévue.

Trois recours devraient être déposés

La partie devrait par contre  se poursuivre devant les tribunaux. La société belge Vizzion Europe, qui possède le terrain est sûre de son bon droit. Toutes les décisions de justice rendues (étude d'impact, loi sur l'eau...) lui ont été favorables, et entend maintenant "faire respecter l'état de droit", comme l'explique son directeur du développement Yves de Voghel.
Mais, de leur côté, les opposants aux procès dénoncent la légitimité de ces décisions de justice, notamment l'autorisation d'utiliser des pesticides dans une zone classée Natura 2000 et donc, censé être préservée sur le plan environnemental. Ils veulent, à la rentrée, déposer trois recours concernant un éventuel non-respect de la loi sur l'eau, l'étude d'impact, qu'ils estiment biaisée , et un autre  auprès de la commission européenne, qui gère les sites Natura 2000. L'été ne devrait donc être qu'une trêve dans ce dossier, qui pourrait de nouveau faire polémique dès le mois de septembre.