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Climat – Environnement

Le sapin de Vancouver n'a pas résisté à la sécheresse en Corrèze

dimanche 8 janvier 2017 à 20:33 Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin

Les sapins de Vancouver, également appelés grandis, plantés en Corrèze, dépérissent depuis quelques mois. En cause probablement la sécheresse de ces deux dernières années. Les arbres doivent être abattus comme c'est le cas depuis quelques jours à Saint-Hilaire-Peyroux entre Brive et Tulle.

Dans certaines parcelles des forêts communales de Saint-Hilaire-Peyroux, tous les sapins de Vancouver ont dû être abattus
Dans certaines parcelles des forêts communales de Saint-Hilaire-Peyroux, tous les sapins de Vancouver ont dû être abattus - Alain Delage

C'est dans les années 50 que le grandis a fait son apparition en Corrèze, en même temps que d'autres variétés de résineux comme le plus connu pin douglas. Il représente entre 10 et 15 % des forêts de résineux corréziens. Ces arbres ont été plantés avec l'aide du Fonds Forestier National dans de nombreuses forêts communales pour le reboisement. "C'est une variété originaire de la côte ouest des Etats-Unis" précise Patrick Larnaudie, technicien de l'Office National des Forêts. A Saint-Hilaire-Peyroux, une quinzaine d'hectares de sapins de Vancouver ont été introduits à partir du milieu des années 60, sur 80 hectares que compte aujourd'hui la forêt communale.

Il passe du vert au brun "à vue d’œil"

C'est il y a quelques mois que les premiers signes sont apparus. "Au lieu de rester verts en hiver, ils deviennent tout brun", explique Alain Delage, maire adjoint de Saint-Hilaire-Peyroux. Qui précise que le phénomène intervient "à vue d’œil". L'Office National des Forêts ne voit qu'une seule explication : "c'est une variété exigeante en eau. Elle est victime des sécheresses de ces deux dernières années" explique Patrick Larnaudie. Le phénomène est de plus amplifié par un petit insecte dévoreur de sève, le scolyte, qui profite de la fragilité des arbres pour s'introduire dans l'écorce.

L'espèce condamnée en Corrèze

Et le technicien de l'ONF est peu optimiste. "Il y en a qui sont encore verts, mais ils n'ont pas une grande espérance de vie". Surtout, ajoute Patrick Larnaudie, si l'été prochain est encore chaud et sec. Et le phénomène commence à s'étendre. Les grandis de moyenne-Corrèze et du plateau de Millevaches commencent eux aussi à dépérir.