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Environnement

Le système d'ultrasons renouvelé contre les algues bleues à Jouillat

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Par , France Bleu Creuse, France Bleu

Le système d'ultrasons expérimenté à l'été 2018 est reconduit cette année dans La Creuse pour lutter contre les algues bleues. Le Grand Guéret fera le bilan de son efficacité l'an prochain, mais il a déjà montré son efficacité à condition que le nombre de cyanobactéries n'explose pas.

Six émetteurs d'ultrasons sont à nouveau opérationnels dans La Creuse, entre Jouillat et Anzême
Six émetteurs d'ultrasons sont à nouveau opérationnels dans La Creuse, entre Jouillat et Anzême © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Guéret, France

Ils ont permis de maintenir les taux d'algues bleues, cyanobactéries de leur petit nom scientifique, à des niveaux acceptables l'été dernier : des capteurs-émetteurs d'ultrasons sont à nouveau immergés cette année dans La Creuse, entre Jouillat et Anzême. "Ils émettent des fréquences qui permettent de faire vibrer la cellule de l'algue qui éclate et meurt", explique Serge Minos, qui s'occupe de l'installation. 

À des taux trop hauts, ces algues peuvent provoquer des problèmes cutanés ou gastriques, le danger étant surtout d'ingérer l'eau qui en contient. Le seuil sanitaire est fixé à 100.000 cellules de cyanobactéries par millilitre d'eau.

Efficace mais pas miraculeux

Six appareils au total, dont un photovoltaïque pour la première fois, sont installés sur deux kilomètres comme l'an dernier. "Chaque capteur a un périmètre d'action de 500 mètres, on les place au milieu de la rivière pour que leur champ d'action soit maximal", explique Stéphane Fabre, directeur du service des sports au Grand Guéret.

L'été dernier, on a été plutôt épargnés, mais on a quand même eu des cyanobactéries fin septembre.

L'an dernier, grâce aux ultrasons, la baignade n'a pas dû être interdite comme ça avait été le cas en 2017. "On peut éradiquer 90% des cyanobactéries avec, précise Stéphane Fabre. _L'été dernier, on a fait fonctionner les ultrasons par intermittence, et le taux de cyanobactéries variait en fonction_". Le système a toutefois une subtilité : "il faut gérer le contrôle des algues avec poches de gaz, car si elles disparaissent, on voit de nouvelles espèces apparaître", contre lesquelles le système ne fonctionne pas explique-t-il.

Eviter l'interdiction de la baignade

Pour le Grand Guéret, l'objectif est clair : éviter de pénaliser les creusois et vacanciers qui viennent se baigner dans le secteur. "Il y a beaucoup de chaleur mais pour l'instant pas de cyanobactéries, donc on croise les doigts pour que ça continue comme ça jusqu'à la fin de l'été !", lance Stéphane Fabre. 

"Par rapport à l'économie et au tourisme local, c'est important de ne pas interdire la baignade, précise-t-il. C'est une des activités que les gens recherchent en vacances, si ce n'est pas possible ça pénalise les réservations dans les hébergements touristiques". L'expérimentation des ultrasons va se poursuivre en 2020. Si d'autres algues s'installent, contre lesquelles ce système ne suffit pas, d'autres solutions seront alors envisagées.

La partie immergée des capteurs, 80cm sous l'eau, envoie des ultrasons sur un rayon de 500 mètres - Radio France
La partie immergée des capteurs, 80cm sous l'eau, envoie des ultrasons sur un rayon de 500 mètres © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait