Climat – Environnement

Les anti-nucléaires du Nord Cotentin demandent une nouvelle enquête publique sur l'EPR de Flamanville

Par Frédérick Thiébot, France Bleu Cotentin vendredi 4 septembre 2015 à 16:30

Vue sur le chantier de l'EPR Flamanville 3 en mars 2015.
Vue sur le chantier de l'EPR Flamanville 3 en mars 2015. © EDF Médiathèque - Alexis Morin- Antoine Soubigou

Quatre associations écologistes annoncent qu'elles vont faire leur retour dans les trois CLI, commissions locales d'information, des sites nucléaires de la Manche.

Les anti nucléaires avaient claqué la porte il y a un an de ces trois commissions locales où siègent aussi bien les élus, les syndicats, les associations de protections de l'environnement et les exploitants.L'Acro, le Crepan, le Crilan et Greenpeace, avaient décidé de ne plus siéger pour protester contre l'absence de pluralité et le manque de transparence dans ces instances paritaires. Mais depuis, Philippe Bas a été élu président du Conseil Départemental, les trois CLI ont également changé de président et un nouveau chargé de mission a été nommé.Les associations ont par ailleurs obtenu par écrit des engagements sur le respect de la pluralité de la composition des commissions. Seul bémol dans ce retour des écologistes, la composition et le fonctionnement de la commission de l'établissement d'Areva La Hague.Elles vont retourner siéger et feront un nouveau point sur le fonctionnement au printemps prochain.

Les représentants des associations anti-nucléaires du Cotentin - Radio France
Les représentants des associations anti-nucléaires du Cotentin © Radio France

 

Une nouvelle enquête publique nécessaire pour l'EPR, selon Greenpeace

Les anti-nucléaires du Cotentin ont également réagi au nouveau retard de mis en service de l'EPR de Flamanville.EDF a confirmé jeudi que le chantier a pris une nouvelle année de retard portant son coût à 10,5 milliards d'euros et que le démarrage ne devrait donc pas intervenir avant la fin 2018.Les écologistes redemandent une nouvelle fois d'arrêter immédiatement le chantier.Les anti-nucléaires rappellent aussi que le décret d'autorisation du projet expirant le 10 avril 2017, il faudra refaire une demande de permis de construire et donc une enquête publique. Ils estiment que l'Etat ne doit pas se contenter de la demande de prolongation que le Pdg d'EDF Jean-Bernard Lévy s'apprête à déposer.

EPR reporté en 2018 : la réaction de Greenpeace