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Environnement

Attaques d'ours dans les Pyrénées : des éleveurs en colère devant la préfecture de Pau

Une soixantaine d'éleveurs des Pyrénées se sont mobilisés devant la préfecture de Pau, ce lundi après-midi. Ils se disent impuissants quelques jours après des attaques d'ours, en Haute-Soule, mais aussi dans les Hautes-Pyrénées. Pour les manifestants, la cohabitation est impossible.

Mobilisation des "anti-ours"  après plusieurs attaques d'animaux dans les Pyrénées
Mobilisation des "anti-ours" après plusieurs attaques d'animaux dans les Pyrénées © Radio France - Mathias Kern

Pau, France

"Le découragement va vite prendre le dessus", raconte Olivier Maurin, président de la fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne devant la préfecture de Pau (Pyrénées-Atlantiques) ce lundi.  Avec une soixantaine d'éleveurs des Pyrénées, ils étaient mobilisés après la mort d'une brebis mais aussi d'un porc noir. Des attaques en Haute-Soule dans le secteur de Larrau, imputées à Claverine, mais aussi dans les Hautes Pyrénées, où là, c'est l'ours Goiat qui est soupçonné. Hasard du calendrier, une commission se réunissait en préfecture en ce début de semaine, pour évoquer les dégâts de l'an dernier.  

A LIRE : Pyrénées : l'ours Goiat aurait tué une brebis et un porc noir de Bigorre à Ris

L'Etat doit prendre ses responsabilités 

Devant le bâtiment public, les éleveurs se sentent complètement impuissants malgré les moyens de protections proposés par l'Etat. Selon eux, ces attaques qui interviennent tôt dans la saison, sont encore la preuve que la cohabitation entre les brebis et l'ours est impossible. En colère, l'éleveur, Jean-Pierre Pommiès, a pris la parole devant les grilles de la préfecture : "Ça commence fort. L'été n'est pas encore là, que ça tape déjà. En ce qui me concerne, je commence à rejoindre mon élevage avec la boule au ventre. Nous avons tous peur. Et cette situation, _nous l'avions prédit_. Des années qu'on explique pourquoi on ne veut pas de réintroduction d'ours. Que ça ne fonctionne pas avec notre élevage. Ils ne nous ont pas entendus." 

L'éleveur, Jean-Pierre Pommiès, a pris la parole devant les grilles de la préfecture.

C'est la boule a l'estomac que je retrouve mon élevage - Jean-Pierre Pommiès 

Après plusieurs attaques dans les Pyrénées, mobilisation des antis-ours à Pau - Radio France
Après plusieurs attaques dans les Pyrénées, mobilisation des antis-ours à Pau © Radio France - Nina Valette

Olivier Maurin, président de la fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne, était invité à parler des dégâts de l'an dernier à la Préfecture. L'occasion de tirer une nouvelle fois la sonnette d'alarme :  "Aujourd'hui, les éleveurs veulent faire reconnaître à l'Etat ses responsabilités et son devoir d'assurer la protection des troupeaux, de repousser ou de retirer les animaux (les ours NDLR), c'est pas à nous de le faire. Nous notre métier c'est d'être éleveur", avant d'ajouter, "et puis l'également _ça peut se retourner contre nous_. Finalement l'Etat est complètement dépassé pour gérer ce problème comme il faut" .

Pour Olivier Maurin, le président de la fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne, il est urgent que l'Etat prenne ses responsabilités.

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