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Les céréaliers berrichons attendent la pluie avec impatience

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Par , France Bleu Berry
Issoudun, France

Dans l'Indre, les relevés de pluviométrie sont inférieurs aux normales de saison. Les céréaliers commencent à s'inquiéter pour les récoltes à venir.

LES CÉRÉALIERS SCRUTENT LE CIEL EN CE MOMENT, COMME NICOLAS PAILLOUX
LES CÉRÉALIERS SCRUTENT LE CIEL EN CE MOMENT, COMME NICOLAS PAILLOUX © Radio France - Jonathan Landais

Il pleut sur le Berry depuis mardi. Mais cette pluie va-t-elle durer ? C'est toute la question. "On est à la limite où ca va commencer à se dégrader, si on a de l'eau, ça va pas se rattraper mais on ne va pas continuer à perdre, mais si ça continue à être sec, ça peut être très problématique sur les blés", confie Nicolas Pailloux, exploitant céréalier à la sortie d'Issoudun.

Il possède 200 hectares de blé, colza, orge et un peu de lentilles. Des cultures sèches, sans irrigation, comme dans toute la champagne berrichonne : faute d'eau dans le sol et de ruisseau à proximité, il faut adapter la façon de cultiver en fonction des moyennes de pluviométrie.

Pas de pluie depuis 15 jours

Sur les champs de Nicolas, il n'a pas plu depuis le 9 avril. Mais sur le début d'année, la situation est critique : depuis le 1er janvier, il y a eu seulement 314 mm d'eau sur le Berry, alors qu'en temps normal, les chiffres sont à 400 ou 500 mm. "L'hiver qui s'achève est considéré comme un hiver très sec, pour retrouver les mêmes pluviométries, il faut remonter en 2009 sur la même période".

Avec le manque d'eau, les feuilles ont tendance à s'enrouler

LES PLANTS DE BLÉ PEINENT À SE DÉVELOPPER
LES PLANTS DE BLÉ PEINENT À SE DÉVELOPPER © Radio France - Jonathan Landais

Les blés sont en train de monter, ils vont épier d'ici trois semaines, à la mi-mai, pour une récolte en juillet. Les orges, eux, vont épier d'ici dix jours, pour une maturation à fin juin. Avec le manque d'eau, les plantes peinent à se développer. "On voit que les feuilles ont tendance à s'enrouler en pleine chaleur pour réduire leur surface d'évaporation, à la fin le grain est moins gros, et c'est le calibrage qui fait le rendement, donc c'est moins d'argent".

"Pour les cultures de printemps, par contre, ça risque d'être encore plus compliqué, les tournesols qui ont été semés il y a peu ou qui lèvent, quand c'est sec sur les 10 premiers centimètres, les racines ne vont pas en profondeur pour chercher de l'humidité donc ils peinent beaucoup à s'implanter et à lever".

Des trésoreries déjà dans le rouge

L'an dernier, avec les inondations du Printemps, les récoltes de blé de Nicolas avaient déjà baissé de 30%. "Cette année, si on n'a pas une récolte au moins moyenne, les exploitations vont être en difficultés puisque l'emprunt qui a servi à avoir de la trésorerie crée une charge supplémentaire qu'il va falloir rembourser".

"Pour que ce soit acceptable, ça a été calibré avec les centres de gestion, l'accompagnement des chambres d'agricultures et des banques, mais si on a une mauvaise année, ça veut dire qu'on ne va pas reconstituer de trésorerie, on va peut-être juste réussir à rembourser l'emprunt, mais toujours pas faire de revenus". Seule solution : une pluie durable.

UN BEAU SOLEIL... MAIS CE QU'IL FAUT C'EST DE LA PLUIE.
UN BEAU SOLEIL... MAIS CE QU'IL FAUT C'EST DE LA PLUIE. © Radio France - Jonathan Landais
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