Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Climat – Environnement

Les céréaliers de Vaucluse s'indignent du "combat égoïste" autour du glyphosate

mercredi 25 octobre 2017 à 10:32 Par Aurélie Lagain et Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse

Les céréaliers de Vaucluse redoutent une interdiction du glyphosate. "C'est un problème de pays riche", estime le directeur de la coopérative Terroirs du sud à Bollène.

Bidon de glyphosate
Bidon de glyphosate © Radio France - Stéphanie Denevault

Bollène, France

Le Parlement européen s’est prononcé pour une interdiction de l'herbicide d’ici cinq ans.

Les experts européens doivent se prononcer mercredi sur la ré-autorisation de l’ingrédient actif du Roundup, l’herbicide le plus utilisé au monde, et dont la licence arrive à échéance dans l’Union européenne le 15 décembre.

La Commission a proposé hier mardi de prolonger la licence du glyphosate pour une durée de cinq à sept ans. Cette proposition rejoint la position de la France.

"Je trouve que c'est un raisonnement égoïste qui n'a pas de dimension forcément humaine. - Denis Mauci, directeur de la coopérative Terroirs du sud

À Bollène, 1.100 agriculteurs d'Apt, du Thor et du Haut Vaucluse fournissent en blé dur la coopérative Terroirs du Sud : 50.000 tonnes de blé dur partent pour les usines de pâtes et de semoule chaque année.

Son directeur Denis Maucci s'indigne d'arguments qu'il estime "égoïstes" : "Si l'homme n'a jamais autant vieilli c'est d'abord et avant tout parce qu'il a une nourriture saine. C'est un problème de pays riche. Quand on est suffisamment nourri, on se pose des questions parce qu'on a satisfait les besoins essentiels. Si on transformait la France en ferme bio, on nourrirait 40 millions de Français et on n'exporterait plus de céréales. On dirait aux Africains :"débrouillez-vous".