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Climat – Environnement

Les gigantesques chaufferies à bois sur la Métropole de Tours sont-elles vraiment écologiques ?

vendredi 4 janvier 2019 à 8:48 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine

La Sepant, association de protection de la nature, s'inquiète du gigantisme des chaufferies à bois qui se développent sur la Métropole de Tours. Elles consomment une quantité importante de bois, et la ressource n'est pas suffisante en Touraine, d'où un mauvais bilan carbone.

La chaufferie de Saint-Pierre-des-Corps abrite deux chaudières biomasse
La chaufferie de Saint-Pierre-des-Corps abrite deux chaudières biomasse © Radio France - © Radio France - Pauline Pennanec'h

Tours, France

La SEPANT (Société d'étude, de protection et d'aménagement de la nature en Touraine), association départementale de protection de la nature,  s'inquiète du gigantisme des centrales de chauffage au bois existantes ou programmées dans l'agglomération de Tours. Il y a un premier projet mené au Menneton par Tours-Métropole (13,5 MW) et dont la livraison est prévue pour juillet 2021. Une autre chaufferie Biomasse à bois doit aussi voir le jour début 2019 à Joué-lès-Tours sur le site Michelin. Elle fournira en énergie l’équivalent de 7.500 logements sur la ville de Joué-lès-Tours (9 MW, au moins 17 000 tonnes de bois par an). Enfin celle de Saint-Pierre-des-Corps est déjà en service à Saint-Pierre-des-Corps depuis octobre 2017. Elle permet de chauffer 3.700 logements (28 MW, 87.000 tonnes de bois par an).

Un bilan carbone loin d'être exemplaire faute de ressources en bois suffisantes localement

Mais pour la SEPANT, derrière ces chaufferies hors-normes, on trouve de grands acteurs privés peu soucieux du fonctionnement de ces centrales avec l'adéquation de la ressource en bois départementale et régionale. D'où l'inquiétude de la SEPANT, au sujet des prélèvements de plus en plus importants dans nos forêts. La SEPANT estime que cette centrale fonctionnera pour l'essentiel avec du bois venant d'autres régions, et du bois importé. Le bilan carbone en sera tel que l'on ne pourra pas parler de développement durable à propos de ce projet. Le plan d'approvisionnement devrait être examiné, avant tout lancement d'opérations de ce type. L'association demande donc la construction d'unités à taille modeste ou que les unités plus importantes fassent l'objet d'un suivi plus strict, d'un contrôle des rejets dans l'atmosphère.