Climat – Environnement

Les givrées vont rejoindre le Cap Horn au Chili à l’Antarctique en paddleboard

Par Mila Ta Ninga, France Bleu Gascogne et France Bleu Gironde samedi 22 mars 2014 à 6:00

Cap ô pas Cap
Cap ô pas Cap © Radio France - Mila Ta ninga

Stéphanie Geyer-Barneix et Alexandra Lux ne se lassent pas de parcourir les Océans à la rame sur leurs paddleboard. En 2009, elles ont parcourus 4.800 km dans l’Atlantique Nord. Cette fois cap sur l’Antarctique avec l’association "Cap ô Pas Cap" et deux nouvelles complices, une Espagnole et une Girondine. Une aventure parrainée par le skipper Yves Parlier.

Elles remettent le couvert. Et cette fois, les deux Landaises ont embarqué l’Espagnole Itziar Abascal et la girondine Justine Dupont pour une nouvelle folle aventure : rejoindre le Cap Horn à l’Antarctique à la force des bras. Un nouveau défi après l'expédition Cap Odyssée en  2009 .

Il y a cinq ans, accompagnées de Flora Manciet, elles avaient rejoint l’île de Cap Breton au Canada à Capbreton dans les Landes, toujours en Paddle Board. D’ailleurs leur première expédition dans l’Atlantique Nord a été  inscrite dans le Guiness des records pur la plus longue traversée en paddle board : 3 rameuses, 54 jours, 4 800 kms, 21 h de rames par jour, 4 millions de tour de bras, 8 requins, 3 orques, des centaines de dauphins et 10.000 personnes à l’arrivée !

"Les enfoirés ont les Restos du Cœur, nous on a nos paddle pour défendre l’eau."

Cap ô pas Cap : " On espère que les Landais seront encore derrière nous " Stéphanie Geyer-Barneix

Encore une première mondiale

Cette fois aussi personne n’a encore fait cet exploit. Le Cap Horn qui marque la frontière nord du passage du Drake est connu des navigateurs pour ses  fortes et fréquentes tempêtes, mais aussi sa grosse mer, ses courants circumpolaire antarctique mais aussi la présence d’iceberg… Autant de danger qui ponctueront le début de l’aventure. Ensuite, direction l’Antarctique. Ce continent couvert à 98 % de glace. Pour arriver à la base Esperanza, lieu dédié aux scientifiques et explorateurs de l’extrême. Les seuls visiteurs de ce lieu considéré comme une réserve naturelle.

Alors,  cette fois encore, le maître mot reste la sécurité  : en fonction de la météo, les rameuse remonteront sur le bateau, elles seront équipées de balise GPS, elles seront constamment reliée à la planche par un leash.

Et c'est avec l'association Cap ô pas Cap que les rameuses entament leur nouveau défi.

 

Stéphanie Geyer-Barneix, 39 ans : la force tranquille. Sauvetage côtier. Championne du monde 2000. Championne de France 1999 et 2001. Multiple championne de France. Seule européenne à avoir participé à la Molokai (Hawaï).  Espère fêter ses 40 ans en 2015 à la base Esperanza en Antarctique.

Cap ô pas Cap : " Ma mère en est malade " Stéphanie Geyer-Barneix

Alexandra Lux, 29 ans : battante même dans la durée. Sauvetage côtier.Championne du monde 2010. Championne d’Europe 2007. Multiple championne de France. Veut se surpasser pour rallier un maximum de personnes autour de la préservation de l’eau.

Cap ô pas Cap : " Cette fois-ci, il n'y aura pas de requins mais très certainement des orques mais il nous tarde de partir "

Itziar Abascal, 25 ans : toujours partante. Championne d’Europe  2011 et 2013. Championne d’Espagne en planche et  Océanman. Membre de l’équipe nationale espagnole de Sauvetage. Veut sensibiliser les jeunes espagnols à limiter les déchets et à la protection de l’eau.

Justine Dupont, 23 ans : tempête sportive. La surfeuse du groupe. Médaille de bronze au Championnat du monde 2013. Championne d’Europe 2011. 1ère femme à surfer la fameuse vague géante Belharra. Veut relever des défis toujours plus extraordinaires.

Cap ô pas Cap : " Pouvoir repousser ses propres limites " Justine Dupont

L’aventure en quelques chiffres et dates :

Départ : décembre 2014 ou janvier 2015.

Distance approximative : 1500 kms

Température de l’Eau : 2 à 3 degrés.

Des conditions extrêmes : Froid, vent fort, courants et tourbillons de hauts fonds au niveau du passage de Drake.

Budget : 500 000 € dont une partie ira pour les projets des enfants.

Deux traversées tests seront réalisées avant : Juin 2014 - Corse (Lucciana) / Monaco en 3 jours de rame puis en Bretagne en octobre.

Cap ô pas Cap - Radio France
Cap ô pas Cap © Radio France - Mila Ta ninga

Un défi pour les enfants

Car en ligne de mire, il y a bien l’enjeu sportif et le dépassement de soi mais il y a surtout une envie de sensibiliser les jeunes Aquitains à la protection de l’eau . Notamment dans les Landes et en Gironde. Depuis quelques mois, les élèves de primaire, de collèges et de lycées, mais aussi des étudiants, planchent pour monter un projet. L’association Cap ô Pas Cap s’engage ensuite à financer le projet le plus responsable.

Une aventure pour tous finalement. Car au quotidien déjà, les rameuses sensibilisent les jeunes par des actions pédagogiques. Il s’agit de devenir Water Responsable.

Les enfants devront aussi choisir le nom de la nouvelle mascotte de l'expédition. Après Gérard le Homard pour Cap Odyssée, ce sera peut-être Paulo le Mancho pour la traversée Cap Horn-Antarctique.****

Cap ô pas Cap - Radio France
Cap ô pas Cap © Radio France

En parallèle, les rameuses des études scientifiques seront menées à bord.

Vous aussi vous voulez devenir Givré ? Il vous suffit de vous rendre sur le site internet de l’association Cap ô pas Cap et d’adhérer.

Cap ô pas Cap : ce n'est pas pour rien qu'on les appelle les givrées !