Climat – Environnement

Les goélands exaspèrent les Cherbourgeois

Par Julien Pasqualini, France Bleu Cotentin jeudi 31 juillet 2014 à 19:11

Les goélands font partie de la carte postale de Cherbourg mais sont source de nombreuses nuisances.
Les goélands font partie de la carte postale de Cherbourg mais sont source de nombreuses nuisances. © Daniel Plazanet (Daplaza) - Creative commons

Ils font partie de la carte postale de Cherbourg. Les goélands suscitent toujours autant la polémique. Entre les nuisances sonores et les problèmes d'hygiène qu'ils occasionnent, ces oiseaux marins n'ont pas beaucoup d'amis dans la ville. En plus la mairie a suspendu sa campagne de stérilisation.

Quel Cherbourgeois n'a jamais été réveillé par le cri des goélands, en pleine nuit ? "Régulièrement vers 4 heures du matin " s'insurge une habitante. Outre les nuisances sonores, ces oiseaux marins posent des problèmes d'hygiène : déjections sur les voitures, quand ça n'est pas sur les personnes elle-mêmes, et poubelles éventrées. "Je suis pour une journée annuelle de chasse aux goélands " s'insurge David. C'est un véritable calvaire ces animaux ". Pour d'autres, il ne faut pas y toucher, car cela fait partie de la carte postale de Cherbourg.

La stérilisation coûte 25 000 euros par an

Pour tenter de limiter la population de goélands argentés (les autres sont des espèces protégées), la mairie mène régulièrement des campagnes de stérilisation des oeufs, dans les nids. Mais depuis deux ans l'opération a été stoppée. "Une campagne de ce genre coûte 25 000 euros , explique Frédéric Bastian, adjoint au maire. Du coup, on voulait vraiment vérifier que c'est efficace. Donc on a suspendu la campagne pendant deux saisons. Au mois de septembre, on comptera la population de goélands. Si elle n'a pas augmenté, c'est que la stérilisation n'était pas la bonne solution. Si c'est le contraire, alors on continuera ." Et la mairie de rappeler que la seule solution durable, c'est de multiplier les containers enterrés pour éviter que les goélands n'éventrent les poubelles dans les rues. Par contre, pour le bruit, il va falloir vivre avec...