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Climat – Environnement

Les opposants au projet d'usine à pellets de Bugeat-Viam en Corrèze déposent un recours en justice

jeudi 11 octobre 2018 à 18:09 Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin

Les opposants au projet d'usine à pellets de Bugeat-Viam n'ont pas dit leur dernier mot. Plusieurs associations viennent de déposer un recours devant le tribunal administratif de Limoges. Elles demandent l'annulation de l'autorisation délivrée par le préfet de la Corrèze en avril dernier.

Les opposants ont manifesté plusieurs fois contre le projet, dont en avril dernier devant la gare bois de Bugeat
Les opposants ont manifesté plusieurs fois contre le projet, dont en avril dernier devant la gare bois de Bugeat © Radio France - Nicolas Tarrade

Bugeat, France

Ils avaient prévenu dès la publication de l'autorisation préfectorale en avril. Les opposants au projet d'usine à pellets prévue sur les communes de Bugeat et Viam en Corrèze poursuivent leur combat. C'est désormais devant la justice qu'ils œuvrent avec le dépôt d'un recours devant le tribunal administratif de Limoges. Ils demandent l'annulation de l'autorisation arguant notamment que celle-ci repose sur "une filouterie du porteur de projet" selon Antoine Gatet, juriste spécialiste de l'environnement et mandataire des associations pour le dépôt de ce recours.

165 000 tonnes de pellets au lieu de 50 000

Car selon Antoine Gatet, CIBV, l'entreprise qui porte le projet de cette usine, a minimisé son importance. "On a découvert que ce n'est pas la production de 50 000 tonnes de pellets torréfiés qui est prévue sur le site mais la production de 165 000 tonnes de pellets, une partie torréfiés, une partie non torréfiés". Et du coup ce ne sont pas 100 000 tonnes de bois qui seront nécessaires chaque année mais 200 000 tonnes. L'étude d'impact environnemental qui a été réalisée est donc tronquée pour le juriste.

Un recours non suspensif

Un classique dans ce genre de projet chez les industriels explique Antoine Gatet. "Pour éviter d'avoir trop de contraintes environnementales on ne présente que la moitié du projet". Les associations estiment par conséquent que "l’État s'est fait avoir" et qu'il doit annuler son autorisation. Le recours devant le tribunal administratif n'est pas suspensif du projet mais Antoine Gatet assure qu'un référé devant la justice sera déposé si l'entreprise CIBV commence les travaux sur le site.