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Environnement

Les opposants au projet de déviation de Jargeau manifestent cet après-midi

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Par , France Bleu Orléans

Les opposants au projet de déviation de Jargeau se rassemblent à 14h cet après-midi à St Denis-de-l'Hôtel. Les travaux préparatoires ont commencé avec une dizaine d'hectares de forêts abattus : "massacre", disent les opposants ; "tout sera compensé écologiquement" rétorque le Département du Loiret.

Premiers travaux préparatoires et premiers arbres abattus pour ce projet à St Denis-de-l'Hôtel
Premiers travaux préparatoires et premiers arbres abattus pour ce projet à St Denis-de-l'Hôtel

Jargeau, France

C'est la première démonstration de force des opposants au projet de déviation de Jargeau. Ce projet du Département du Loiret consiste à construire 15 km de route entre Marcilly-en-Villette et St Denis-de-l'Hôtel, avec la création d'un nouveau pont sur la Loire entre Darvoy et Mardié à l'horizon 2020. 

La coordination "La Loire vivra", qui regroupe 5 associations de défense de l'environnement, et le parti Europe Ecologie les Verts appellent à se rassembler cet après-midi au vélodrome de St Denis-de-l'Hôtel. Juste à côté du "bois des comtesses", c'est là qu'ont débuté cet automne les travaux préparatoires au projet de déviation : une dizaine d'hectares de forêt ont été détruits, y compris des chênes centenaires, ce que dénonce Sylvie David-Rousseau, de la coordination "la Loire vivra" : "On voit déjà les saignées dans un espace naturel remarquable, dénonce-t-elle,  on voit les dégâts. Le Département veut faire plaisir aux partisans de la déviation, c'est du "court-termisme", c'est-à-dire qu'on privilégie l'immédiat au long terme." Propos à écouter ci-dessous :

"Les travaux ont commencé et on voit déjà les saignées" - Sylvie David-Rousseau

Tout est normal et sera compensé écologiquement" - Alain Touchard

Il n'y a pourtant là rien d'étonnant ni d'anormal, explique le conseil départemental du Loiret, qui indique respecter le calendrier annoncé. D'autant que tout sera compensé écologiquement, insiste Alain Touchard, vice-président du Département chargé des routes : "Dans ce projet, 10% du coût sera consacré à l'environnement, soit 8 millions d'euros pour reboiser d'autres parcelles et créer des mares. On est d'ailleurs accompagné d'un écologue pendant tout le chantier." Alain Touchard, qui rappelle aussi la nécessité de cette déviation à ses yeux, alors que Jargeau subit 15 000 véhicules par jour. Interview à retrouver ici :

"La phase de déboisement avait été programmée, tout est normal et réglementaire " - Alain Touchard

Première audience au tribunal administratif le 27 décembre

En coulisses, la bataille judiciaire ne fait que commencer ! Un premier rendez-vous est programmé le 27 décembre prochain devant le tribunal administratif d'Orléans. Les associations de défense de l'environnement ont déposé un référé contre un arrêté préfectoral du 11 août dernier, qui a autorisé le département à commencer les travaux de défrichement : on appelle ça une dérogation à l'interdiction de détruire des espèces protégés. Une mise en bouche avant le recours contre la déclaration d'utilité publique : la DUP signée par le préfet en septembre 2016, le recours déposé 2 mois plus tard n'a pas encore été examiné par le tribunal administratif, on ne connaît toujours pas la date d'audience, mais ce sera sans doute dans le 1er semestre 2018... 

Parallèlement, la commission des pétitions du Parlement européen a été saisie par le collectif  qui estime que le projet de déviation viole les directives européennes sur la biodiversité et les oiseaux. Une rencontre a eu lieu à Bruxelles, en novembre. On est là surtout dans le symbole, car le Parlement européen n'a aucun pouvoir de décision en la matière, sinon d'écrire au gouvernement français.

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