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Climat – Environnement

Les parlementaires du Béarn et de Bigorre font front commun contre le retour de l'ours dans les Pyrénées

mardi 31 juillet 2018 à 18:41 Par Axelle Labbé, France Bleu Béarn et France Bleu

Tous les parlementaires, sénateurs et députés des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées ont été reçus par le ministre Nicolas Hulot à Paris ce mardi midi pour parler de l'ours. Et ils sont tous d'accord : c'est non.

Nicolas Hulot a mis sa démission dans la balance
Nicolas Hulot a mis sa démission dans la balance © Maxppp - NC

Pyrénées-Atlantiques, France

Tous les sénateurs et députés des Pyrénées Atlantiques et des Hautes-Pyrénées ont déjeuné avec Nicolas Hulot ce mardi midi pour évoquer la réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées béarnaises prévue à l'automne. 

Le ministre de la Transition Ecologique et Solidaire a mis sa démission dans la balance, et expliqué qu'il ne pourrait pas rester au gouvernement si le dossier n'aboutissait pas. Selon lui, la France, pour être crédible au niveau international, doit absolument réintroduire deux ourses dans les Pyrénées. 

C'est Paris qui décide, à 800 kilomètres. Et ça c'est intolérable. — David Habib, député des Pyrénées-Atlantiques

Face à lui, les élus sont donc restés unis raconte le député socialiste du bassin de Lacq, David Habib : "tous les parlementaires des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées lui ont dit que pour nous la question n'est pas celle de la biodiversité vue à l'échelle internationale, c'est celle de la cohabitation entre les habitants, les bergers, les agriculteurs et l'ours. Et entre les bergers et l'ours, le choix que nous faisons est simple, c'est un choix en faveur de l'homme et pas de l'animal. C'est Paris qui décide, à 800 kilomètres. Et ça c'est intolérable. Nous ne voulons pas de la réintroduction de l'ours."

David Habib, député PS des Pyrénées-Atlantiques

Le sénateur Les Républicains Max Brisson a lui expliqué au ministre que "la première responsabilité des politiques était de préserver le vivre ensemble et la paix civile. Elle est aujourd’hui menacée dans les vallées qui ont un sentiment d’abandon".

Chacun a pris la parole, tour à tour, pour expliquer sa position raconte Jeanine Dubié, députée PRG des Hautes-Pyrénées : "ce qui compte pour moi c'est que le ministre ait entendu que nous étions unis, que nous défendons le pastoralisme, les éleveurs de montagne, l'économie montagnarde et que ce n'est pas compatible avec la réintroduction de deux ourses. Je pense qu'il l'a entendu, à lui de faire son chemin et de voir ce qu'il fera". 

Jeanine Dubié, députée PRG des Hautes-Pyrénées

Le ministre de la Transition Écologique et Solidaire doit se rendre à Laruns fin août.