Climat – Environnement

Les Pompiers de l'Urgence Internationale, basés à Limoges, vont repartir en Haïti

Par Julien Balidas, France Bleu Limousin jeudi 20 octobre 2016 à 10:33

Philippe Besson et les PUI ont réalisé de nombreuses missions aux quatre coins du globe.
Philippe Besson et les PUI ont réalisé de nombreuses missions aux quatre coins du globe. © Maxppp - PHOTOPQR/POPULAIRE DU CENTRE

Les Pompiers de l'Urgence Internationale sont déjà partis en Haïti quelques jours après le passage de l'ouragan Matthew. Ils s'apprêtent à y retourner. Le colonel Philippe Besson était notre invité ce matin sur France Bleu Limousin. On fait le point avec lui.

Une équipe des PUI va retourner en Haïti dans les prochains jours. La date précise n'est pas encore fixée.

"On doit répondre aux appels à l'aide"

"On va là-bas pour répondre à l'appel à l'aide. On a une spécialisation dans la recherche de victimes ensevelies notamment", explique _l_e Colonel Philippe Besson, patron des Pompiers de l'Urgence Internationale. Mais les PUI n'abandonnent pas pour autant la France. "On aide aussi en Haute-Vienne. On collabore notamment avec le secours populaire ou catholique. On ne va pas qu'à l'étranger. Les associations sont très dynamiques ici."

Dans les prochains jours, une deuxième mission donc en Haïti. "La première mission a permis de définir les besoins primordiaux. Elle s'est quand même transformée en mission opérationnelle avec des rapatriements sanitaires. Il manque d'eau potable, de médicaments, d'abris."

Les PUI vont aider les pompiers déjà sur place

Dans leurs bagages, les PUI vont aussi apporter du soutien logistique aux pompiers haïtiens. On a eu un très bon contact avec les pompiers sur place. Eux aussi ont été victimes. Ils ont perdu leurs équipements donc on va leur apporter des équipements. La région nous aide financièrement et on va aussi pouvoir acquérir deux unités de potabilisation."

"Les gens ne font pas la différence entre un migrant et un réfugié"

Au sujet des migrants, le colonel Besson a donné son avis. "Je comprends le débat qu'il peut y avoir chez nous mais les gens ne font pas la différence entre un réfugié. Un migrant a des envies de bouger dans un autre pays sans se sédentariser. Il y a des réfugiés qui sont en danger de mort. On doit aussi les aider', ajoute Philippe Besson.

Philippe Besson

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