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Climat – Environnement

Les premières assises de l’eau débutent en Corse

mardi 29 mai 2018 à 20:18 Par Hélène Battini et Caroline Filippi, France Bleu RCFM

C'était le coup d'envoi ce mardi à Bastia des assises de l'eau. Une première séance qui a eu lieu en Corse et en présence du ministre de la Transition écologique et solidaire.

Nicolas Hulot a présidé la première séance des assises de l'eau à Bastia.
Nicolas Hulot a présidé la première séance des assises de l'eau à Bastia. © Radio France - Caroline Filippi

Corse, France

Nicolas Hulot a présidé cette séance des assises de l’eau à huis clos dans les salons de la préfecture de Haute-Corse en présence des élus, des chefs de services de l’Etat, des représentants de l'agence de l'eau et du tissu associatif. L'occasion de dresser au ministre un état des lieux de la situation en Corse et des besoins face aux changements climatiques. Nicolas Hulot n'a pas apporté de réponses concrètes mais des pistes de travail, pour le ministre il faut mener une réflexion sur plusieurs points.

« Attention à ce réflexe, comme il tombe de l’eau quand on en a pas besoin, de stocker…faire des grands barrages…Je veux l’éviter ! Avoir une approche intégrale, s’intéresser aux usages de l’eau, qu’est ce qui est prioritaire ? L’eau potable est faite pour l’alimentation, l’hygiène et produire l’alimentation aussi. Ici vous avez 50% de fuites sur les réseaux, deuxièmement on peut s’interroger sur la réutilisation des eaux usées comme on l’a fait à Bonifacio. Troisièmement stocker, faut-il des grands barrages ou quelques retenues ? Il faut aussi s’interroger sur les pratiques agricoles. Des choses vont s’imposer mais attention l’eau est aussi un écosystème, vous avez des taux d’endémisme en Corse élevés, on ne doit pas sacrifier la biodiversité sur nos barrages ! »

La stratégie régionale

Cette réunion de deux heures a marqué le coup d'envoi d'une réflexion sur la mise en place à terme d'un plan d'aménagement pour augmenter les stockages accompagné par l'Etat et l’Europe. Xavier Luciani, le président de l'office de l'équipement hydraulique de la Corse. 

« C’est le coup d’envoi de la réflexion aujourd’hui, la première séance des assises de l’eau au niveau de la France. Cela veut dire qu’il y a une reconnaissance par l’Etat du fait climatique corse. Du besoin d’équipements supplémentaires et de répondre aux effets du changement climatique qui depuis 30 ans nous contraignent à réfléchir sur la ressource, les équipements et les comportements. Demain mardi je serai à Paris avec le secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu, les présidents des comités de bassins pour continuer à préparer ces assises, c’est un combat qui regarde la Corse mais aussi la méditerranée et l’ensemble de l’Europe. »

Quels besoins ? 

Les élus et les spécialistes présents ont tous exposé les besoins en termes d’équipements, de recherche et d'innovation dans le domaine de l'eau. La réflexion est désormais lancée mais pour Hélène Beretti, la directrice de la chambre d'agriculture de Haute-Corse, à ce stade il n'y a pas eu d'annonce de la part du ministre. 

« La volonté du ministre aujourd’hui était d’amorcer un cycle de travail, des réunions entre services de l’état, de la collectivité et professionnels de l’agriculture et du tourisme notamment. A ce stade chacun a fait état de sa vision. Le ministre a une vision assez vraie, l’agriculture est un consommateur important de l’eau, il la considère comme un problème mais elle peut devenir une solution avec un modèle quant à la gestion de cette ressource. Nous sommes un petit peu inquiets de ne pas voir d’accompagnement de la stratégie de la région quant au développement d’ouvrages, même de faibles dimensions, qui permettrait d’augmenter la capacité de stockage de 30 millions de mètres cubes au moins, indispensable pour l’agriculture. »