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Climat – Environnement

Les premières assises nationales des insectes pollinisateurs ont lieu à Besançon

vendredi 29 juin 2018 à 18:42 Par Anne Fauvarque, France Bleu Besançon

Une centaine de personnes, défenseurs de l'environnement et chercheurs, planchent sur la préservation des insectes pollinisateurs à Besançon. Perdre la pollinisation c'est perdre neuf plantes sur dix dans la nature et les trois quarts des plantes que l'on consomme estiment les experts.

Xylocope Violacé en pleine pollinisation
Xylocope Violacé en pleine pollinisation © Radio France - Laure Miroir

Besançon, France

Besançon organise depuis ce jeudi et jusqu'à samedi les premières assises nationales des insectes pollinisateurs en ville. Des scientifiques sont venus de toute la France pour évoquer le déclin des insectes et trouver la meilleure façon de les protéger. Car il y a urgence. Hugues Mouret, naturaliste et directeur scientifique de l'association Arthropologia, association de défense de l'environnement, affirme que "les naturalistes sont extrêmement pessimistes et catastrophés". Il ajoute que le scénario le plus pessimiste de l'IPBS, l'institut de pharmacologie et de biologie structurale, "c'est ni plus ni moins l'extinction de l'espèce humaine à échelle 2100". "Donc nos petits-enfants" conclut le naturaliste.

Il est temps de se réveiller", Hugues Mouret, naturaliste

"Je pense qu'il est temps de se réveiller" prévient l'expert. Pour agir, ou plutôt de ne pas agir, car la nature résiste au choc poursuit le naturaliste, même si elle se fait "attaquée, morcelée, piétinée, asphyxiée". "Sa capacité de recolonisation est incroyable, explique le Hugues Mouret, mais elle a besoin de place pour revenir et transiter". Concrètement cela veut dire que la nature a besoin d'espaces naturels, semi-naturels et non propres. "Si on nettoie le milieu, on supprime tout un tas de micro-habitat dans lequel les insectes habitaient" précise-t'il. 

Tous responsables

Le message est clair : chacun à son niveau peut préserver la biodiversité. "Dans un jardin, au pied d'une entreprise, sur un rond-point, au bord d'une route, énumère le naturaliste, les agriculteurs sur le bord de leurs parcelles, peuvent participer à l'installation de réservoirs et de corridors qui les relient. Mais la gestion en fait va se faire souvent par la non-gestion"

Pour Hugues Mouret, il est indispensable de laisser des espaces en friche, car "plus on intervient, dit-il, plus on modifie le milieu et du coup on favorise les espèces que l'on rencontre dans des territoires étendus et variés aux dépens des espèces spécialisées sur des milieux , sur des espèces qui assurent des rôles indispensables au fonctionnement naturel des écosystèmes." 

Ce samedi, la journée est grand public avec des stands interactifs comme l'initiation aux sciences participatives, la fauche à la faux, l'observation des insectes, la photo animalière et la détermination des espèces. Ça se passe promenade des Glacis à Besançon de 10h à 18h.