Climat – Environnement

Les serres de l'atelier d'insertion des Triandines ravagées après le passage de la tempête Zeus à Cognin

Par Romain Dézèque, France Bleu Pays de Savoie lundi 13 mars 2017 à 17:42

Huit serres de ce type se sont envolées
Huit serres de ce type se sont envolées © Radio France - Romain Dézèque

Une semaine après le passage de la tempête Zeus, l'atelier d'insertion Les Triandines à Cognin, près de Chambéry, fait les comptes : huit serres sont détruites sur les quinze. L'activité est mise à mal. Les dégâts sont estimés à 100.000 euros.

La situation est délicate pour le chantier d'insertion Les Triandines, structure qui cultive et vend des légumes à des particuliers et qui emploie des personnes en réinsertion (17 actuellement) à Cognin. La tempête Zeus a détruit huit serres sur les quinze présentes sur le site, les autres sont à rafistoler.

La serre abritait les plants... - Radio France
La serre abritait les plants... © Radio France - Romain Dézèque
...mais elle s'est envolée 50 mètres plus loin. - Radio France
...mais elle s'est envolée 50 mètres plus loin. © Radio France - Romain Dézèque

"Sur celle-là on voit qu'il n'y a plus aucun arceau" décrit Thomas Bertin, le directeur. "Les arceaux, ils sont là-bas, ils sont passés par dessus le toit et se sont arrêtés à 50 mètres sur le tas de bois" ajoute François Vivant, l'administrateur. Cette serre abritait la production de plants pour les légumes de printemps et d'été comme les plants de tomate, de courgette, d'aubergine... "Le cœur, la mère du jardin" explique Thomas Bertin. "La première urgence, c'est de faire un abri pour nos plans. On fait une croix pour les cultures de printemps. Dans le meilleur des cas, on pourra miser sur une production cet été."

Un appel aux dons lancé

Les dégâts sont estimés à 100.000 euros. Sachant qu'une serre neuve coûte "entre 7.000 et 8.000 euros". L'atelier d'insertion doit assurer la vente à ses 340 clients. Il y a encore des stocks pour quelques semaines, mais les gérants devront acheter des légumes ailleurs pour pouvoir assurer les futures livraisons. "On fait appel à toutes les bonnes volontés" affirme François Vivant. "On a besoin de bras, les gens de chez nous n'arriveront pas à le faire et ne sont pas formés pour, on cherche des compétences horticoles et mécaniques pour réparer les arceaux. On se lance un défi : d'avoir tout reconstruit pour mi-juillet. C'est un défi un peu fou. Mais on pense qu'avec les bonnes volontés... et puis si on trouve les financements rapidement, c'est peut-être jouable."

La structure va faire des demandes d'aide auprès des collectivités et fait un appel aux dons des particuliers.

Le reportage de France Bleu Pays de Savoie

La production d'épinards impossible à récolter. - Radio France
La production d'épinards impossible à récolter. © Radio France - Romain Dézèque