Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Climat – Environnement

Les "survoltés" de Grabels exigent l'enfouissement de lignes à haute tension

lundi 9 avril 2018 à 5:38 Par Thomas Biet, France Bleu Hérault

Un collectif citoyen appuyé par la mairie demande à RTE (Réseau de Transport d'Electricité) d'enfouir les lignes à haute et très haute tension qui passent au-dessus du quartier Valsière à Grabels (Hérault). Les habitants craignent notamment des risques sur la santé des enfants.

Cinq grands pylones recouvrent le quartier de la Valsière à Grabels depuis plus de 20 ans
Cinq grands pylones recouvrent le quartier de la Valsière à Grabels depuis plus de 20 ans © Radio France - Thomas Biet

Grabels, France

Ils se qualifient eux-mêmes de "survoltés". Un collectif citoyen se mobilise à Grabels, au nord-ouest de Montpellier, pour réclamer l'enfouissement de deux lignes à haute et très haute tension qui passent au dessus du quartier de la Valsière. Ces lignes alimentent plus de 150.000 habitants, tout le nord de l'agglomération de Montpellier et jusqu'à Saint-Martin-de-Londres.  Les habitants craignent les conséquences sur la santé, notamment des enfants. 

Risque possible mais non avéré

Soumia Messaoudi s'est installée là il y a sept mois. Après avoir été alertée par des amis, elle s'est penchée sur les risques sanitaires liés aux ondes électromagnétiques : "J'étais enceinte à l'époque et ça a commencé à me faire peur. J'ai trois enfants et je trouve inadmissible qu'ils soient exposés à des risques potentiels (...) Personne ne mettra son enfant à côté d'une plaque à induction qui fonctionnerait en permanence. Pourquoi on nous l'impose à nous ?"

Problème : si des études mentionnent des risques de leucémies aiguës pour les enfants en bas âge, aucune n'est définitive et ne peut forcer l'Etat à enfouir les lignes. Le problème vient également de l'étalement urbain. Il y a 30 ans, ces lignes à haute tension se trouvaient en zone rurale. Les constructions sont venues s'implanter dessous par la suite.

La mairie veut l'enfouissement dans les cinq ans

"Il y aura une délibération municipale pour demander l'enfouissement et nous apporterons les moyens que nous pourrons" (le maire de Grabels)

Le maire de Grabels René Revol soutient le collectif et entend prendre une délibération municipale le 28 mai pour engager le processus : "Il faut une volonté politique et un engagement citoyen. Là, nous avons les deux. J'ai bon espoir d'une autorisation dans les deux ou trois ans et d'un règlement du problème dans les cinq ans." 

Il faudra pour cela convaincre la Métropole, la ville de Montpellier et RTE (Réseau de Transport d'Electricité).  Pour l'entreprise à capitaux publics qui gère l'ensemble du réseau, ce n'est pas une priorité, mais elle se dit ouverte à la discussion. 

"Il n'y a pas de danger à vivre sous une ligne électrique" (Jean-Philippe Bonnet, délégué régional RTE)

Le prix d'un enfouissement est élevé. Impossible à chiffrer à Grabels pour le moment mais cela tournerait autour des deux millions d'euros. Il faudrait alors trouver un financement partagé entre les collectivités locales, l'Etat et l'Union Européenne.

Le collectif a lancé une pétition qui a déjà recueilli 400 signatures.