Climat – Environnement

Les tempêtes sur le littoral atlantique ont provoqué une "hécatombe" chez les oiseaux marins

Par Thibaut Lehut, France Bleu Armorique et France Bleu Gironde mercredi 26 février 2014 à 15:28 Mis à jour le mercredi 26 février 2014 à 15:44

Les macareux moine font partie des espèces les plus touchées
Les macareux moine font partie des espèces les plus touchées © Maxppp

La Ligue de protection des oiseaux a évoqué ce mercredi une "hécatombe", en annonçant que 21.000 oiseaux marins étaient morts depuis fin janvier suite aux tempêtes, du pays Basque au Finistère sud.

Les tempêtes qui ont balayé le littoral atlantique ces dernières semaines ont causé la mort de plus de 21.000 oiseaux depuis fin janvier. La Ligue de protection des oiseaux (LPO), qui a annoncé ce chiffre mercredi, parle d'une hécatombe sans précédent depuis au moins un siècle.

Manque de nourriture et fatigue

Parmi les 21.431 animaux retrouvés morts, beaucoup de macareux moine et de guillemots de Troïl, ainsi que des pingouins torda. 2.784 autres ont été transportés vivants vers les centres de soins de la LPO. L'association a d'ores et déjà annoncé que le bilan était encore provisoire, car de "nombreux oiseaux flottants", pour la plupart morts, ont été aperçus au large par des marins-pêcheurs et devraient venir s'échouer sur les côtes dans les jours qui viennent.

Les guillemots de Troïl, l'autre espèce victime des tempêtes - Maxppp
Les guillemots de Troïl, l'autre espèce victime des tempêtes © Maxppp
Comment se fait-il qu'un si grand nombre d'animaux n'ait pas survécu ? D'abord et surtout en raison d'un "manque de nourriture", a expliqué la LPO. "On pense que les tempêtes ont déplacé les oiseaux sur des zones moins riches", a précisé l'un des membres Nicolas Legendre. Mais l'épuisement a pu également avoir raison de bon nombre d'entre eux. "Les oiseaux doivent se maintenir sur l'eau et, quand il y a une forte houle, ils dépensent plus d'énergie pour pouvoir survivre, se nourrir".Dernier facteur de mortalité : les dégazages sauvages qu'ont pu effectuer certains bateaux à la faveur des tempêtes, avec à la clé des boulettes de pétrole dangereuses pour des animaux déjà affaiblis.

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