Transports DOSSIER : LGV Paris-Bordeaux

LGV Paris-Bordeaux : trois questions à Nicolas Hulot

Par Chloé Gandolfo, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde et France Bleu Toulouse samedi 1 juillet 2017 à 19:13

Nicolas Hulot à la sortie du TGV inaugural Paris-Bordeaux le 1er janvier à la gare Saint-Jean.
Nicolas Hulot à la sortie du TGV inaugural Paris-Bordeaux le 1er janvier à la gare Saint-Jean. © Radio France - Chloé Gandolfo

Relier Paris à Bordeaux en seulement 2 heures et 4 minutes, le défi vient d'être relevé ce samedi matin. Pour l'occasion, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot a effectué le trajet inaugural jusqu'à Bordeaux. Ses réponses après son discours d'inauguration.

France Bleu Gironde : Cette ligne TGV c'est la concrétisation de 5 ans de travaux...

Nicolas Hulot : Moi j'ai pas fait grand chose. Nous nous réceptionnons ça. Moi je n'ai pas beaucoup de mérite si ce n'est d'être arrivé 2 heures et 1 minute après être monté dans le train à Paris. Le TGV est un des leviers les plus puissants de la mobilité douce. A partir de maintenant, on va regarder l'existant, l'état du réseau ferré. Faire en sorte que ça fonctionne bien, que les trains arrivent à l'heure, qu'ils soient confortables et qu'ils soient sûrs. Puis après on va regarder dans le cadre budgétaire qui est le nôtre, ce que l'on peut faire ou ne pas faire. Nous avons entendu lors de cette inauguration les souhaits de chaque élu, président de région, conseil départemental, maire etc. On va prendre le temps d'écouter et de choisir avec la priorité sur le transport du quotidien : améliorer le confort, que les gens partent et arrivent à l'heure.

Quel est l'impact de ces grands travaux sur l'écologie ?

Il n'y a pas d'investissement parfait. Quand on fait une ligne de chemin de fer, il faut pas se dire qu'une ligne TGV est neutre. Pour être franc, je ne connais pas le bilan carbone de ces travaux. Mais à un moment ou à un autre il faut se poser la question [..] essayer d'avoir une vision sur le monde demain. Moi je pense aux millions de gens qui sont dans le TER, dans le RER et dans le TGV.

Est-ce que vous comprenez l'opposition des écologistes à la ligne à grande vitesse (LGV) et les recours qui sont faits contre la prolongation vers Toulouse et Dax ?

Je comprends toutes les interrogations qui sont en amont. Je suis bien placé. Il n'y a pas de projet parfait. Je comprends aussi qu'à un moment il faut aller un peu plus loin et se demander qu'est-ce qui participe à la transition écologique et énergétique et quelles sont nos capacités budgétaires ? Donc on va évaluer et aujourd'hui ce qui est prioritaire, je pense, dans l'esprit des Français, c'est d'améliorer la sécurité, la régularité et le confort des transports quotidiens. Après, il y a mon exigence à moi c'est que toute infrastructure aujourd'hui doit avoir le moins d'impact voire aucun impact écologique et environnemental. Je vérifierai sur chaque projet existant ou en cours que les compensations environnementales ont été effectuées et si jamais il y a des divergences d'appréciation sur ce sujet là, mon rôle sera d'arbitrer en ce sens.