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Climat – Environnement DOSSIER : Naufrage du cargo Grande America

Littoral landais : faut-il craindre des dégazages sauvages après le naufrage du Grande America ?

vendredi 15 mars 2019 à 17:23 Par Elodie Vergelati, France Bleu Gascogne

D'après l'association environnementale Robin des Bois, le phénomène consistant pour les navires voyous à profiter des marées noires pour vider leurs cuves en douce, est devenu très limité. Depuis les naufrages d'Erika et du Prestige, la réglementation s'est durcie.

D'après l'association environnementale Robin des bois, le phénomène de dégazage est sauvage est très limité depuis le durcissement de la réglementation après les naufrages de l'Erika et du Prestige.
D'après l'association environnementale Robin des bois, le phénomène de dégazage est sauvage est très limité depuis le durcissement de la réglementation après les naufrages de l'Erika et du Prestige. © Maxppp - Loïc Bernardin

Département Landes, France

Avec le naufrage du Grande America, la crainte c'est de voir débarquer sur nos plages landaises des boulettes de fioul. Celles du navire italien qui a sombré à 300 km au large de La Rochelle. Rien à signaler pour l'instant... Mais aussi les rejets d'hydrocarbures de navires voyous, qui pourraient profiter de la marée noire pour polluer en douce.Cette pratique du dégazage ou encore du déballastage sauvage est devenue très limitée, d'après l'association environnementale Robin des bois. 

Après l'Erika et le Prestige, la vigilance a été renforcée, Jacky Bonnemains

Il y a eu un avant et un après naufrages de l'Erika (1999) et du Prestige (2002), explique Jacky Bonnemains, porte-parole de l'association Robin des bois. "Il est vrai que certains commandants mal intentionnés ont profité, à cette époque, des marées noires d'ampleur pour en rajouter une couche et vider leurs cuves anonymement. Mais, depuis les naufrages de l'Erika et du Prestige, _de nouvelles réglementations sont entrées en vigueur_, la vigilance a été renforcée", détaille-t-il. 

Avec, par exemple des survols par des avions des douanes ou de la marine nationale. "Ces avions ont coincé quelques navires, pas seulement des pétroliers, qui faisaient du dégazage clandestin. Avec des sanctions sévères à la clé", poursuit Jacky Bonnemains. "Je crois que cette tendance du _dégazage sauvage est quasiment éradiquée_", conclut-il. 

Règles de vidange et registre des hydrocarbures

Les règles de dégazage et de déballastage sont strictes. Tout n'est pas permis. "D'après la réglementation internationale, qu'on appelle convention Marpol, _les navires peuvent rejeter en routine quelques litres d'hydrocarbures par mille_. C'est considéré comme étant indispensable à la propulsion du navire", précise Jacky Bonnemains. Mais l'essentiel des déchets d'hydrocarbures doit être scrupuleusement traité."Ces boues d'hydrocarbures doivent être conservées dans des tanks à la sortie du compartiment machine. Et ces citernes doivent être régulièrement vidangées dans les ports d'escale", poursuit-il. Des opérations de vidange bien sûr payantes. 

Par ailleurs, les capitaines de navires doivent tenir un registre des hydrocarbures, qui compile les nettoyages de cuves, les rejets d'eau de ballast souillées, la collecte et l'élimination des résidus d'hydrocarbures. Registre qui peut être consulté par les inspecteurs de sécurité maritime, dans les ports d'escale.