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Climat – Environnement

EN IMAGES - Livet-et-Gavet : on a visité le plus gros chantier hydroélectrique de France

vendredi 8 avril 2016 à 11:07 Par Xavier Demagny, France Bleu Isère et France Bleu

Les travaux de la nouvelle usine électrique de Livet-et-Gavet (Isère) avancent. C'est le plus gros chantier hydroélectrique d'EDF en France. Il a débuté en 2011 et il va durer encore jusqu'en 2019.

L’intérieur de la centrale de Romanche-Gavet.
L’intérieur de la centrale de Romanche-Gavet. © Radio France - Xavier Demagny

Livet-et-Gavet, France

A la fin du chantier, les 6 usines historiques de la vallée de la Romanche ne seront plus utilisées, et seront remplacées par une seule usine, cachée, dans la montagne. Le 2 et 3 avril, EDF organisait une journée portes-ouvertes et France Bleu y a participé.

L’accès à l’usine de Gavet. - Radio France
L’accès à l’usine de Gavet. © Radio France - Xavier Demagny

Un chantier caché dans la montagne

Ce chantier mobilise environ 400 personnes depuis près de cinq ans. Mais il est surtout mystérieux, puisque tout se passe dans la roche, au fond de longues galeries creusées à la dynamite. « Il y a le barrage au village de Livet, nous sommes à Gavet ici. Toute l’eau rentre dans la galerie, descend, elle parcourt un puis blindé vertical avant d’être turbinée dans l’usine souterraine. Et ensuite, elle est restituée dans la Romanche » explique Daniel Pierra, chef d’aménagement chez EDF. Pour accéder à la salle des machines, il faut emprunter une grande galerie… avant d’arriver dans une impressionnante cathédrale.

Les premières reconnaissances ont eu lieu en 1994, il y a plus de vingt ans. Dernière grande étape à franchir à présent, le percement de ce fameux puis de 165 mètres dans laquelle l'eau va passer pour tomber sur les turbines. Les 2 groupes de production vont pouvoir alimenter l'équivalent d'une ville de 200 000 habitants, c'est bien plus qu'avant. Mais il y a d'autres intérêts, explique Daniel Pierra : « Demain on va rendre la vallée de la Romanche complètement naturelle. Hormis le barrage, tous nos ouvrages sont complètement sous terrain. (…) Sur la rivière on pourra faire des promenades, de la pèche, pourquoi pas du canoë-kayak. »

L’intérieur de la centrale, les dissipateur à gauche, et les vannes à droite. - Radio France
L’intérieur de la centrale, les dissipateur à gauche, et les vannes à droite. © Radio France - Xavier Demagny

Un nouveau dispositif de sécurité

Cette nouvelle centrale intègre un « dissipateur d'énergie ». Son objectif : absorber la force de l'eau en cas de dysfonctionnement, pour éviter une nouvelle catastrophe comme celle des enfants du Drac en 1995. C’est une technologie presque unique au monde, il n’y a qu’un seul autre exemplaire de ce dissipateur au monde. « C’est fondamental pour le projet, et ce qu’on veut éviter c’est toute vague qui pourrait noyer les pratiquants de la rivière. Toute l’eau turbinée à Gavet, si jamais l’eau devait s’arrêter brusquement, elle ne serait pas rendue directement à la rivière » poursuit Daniel Pierra.

Au terme du chantier, cinq anciennes usines vont donc être détruites, la seule qui restera debout c'est celle des Vernes, un peu au-dessus de Gavet, car elle est classée monument historique.

Les anciennes usines de la vallée de la Romanche. A droite, les Vernes. - Radio France
Les anciennes usines de la vallée de la Romanche. A droite, les Vernes. © Radio France - Xavier Demagny

Les habitants du coin impressionnés

Quant aux 1300 curieux venus visiter la centrale, une fois le tour terminé tous n'ont qu'un mot à la bouche « impressionnés ». « Parce que c’est impressionnant ! L’ampleur des travaux que ça représente, le ferraillage » s’étonne Jean-Claude d’Huez. « On est loin de s’imaginer la dimension et l’ingénierie que ça nécessite, quand on est à la maison à appuyer sur un bouton », s’étonne Marie-France qui est venue d’Allemont.

Les habitants de la vallée ont visité le chantier. - Radio France
Les habitants de la vallée ont visité le chantier. © Radio France - Xavier Demagny

Des essais sont prévus sur le barrage dans les prochaines semaines, on est à mi-chemin des travaux. En tout, le projet va coûter 350 millions d'euros à EDF pour une mise en service fin 2019.

Plan de coupe de la centrale de Romanche-Gavet.  - Radio France
Plan de coupe de la centrale de Romanche-Gavet. © Radio France - Xavier Demagny - EDF