Climat – Environnement

Intempéries : l'intervention des militaires de la sécurité civile à Lodève

Par Benjamin Rieth, France Bleu Hérault, France Bleu Provence et France Bleu dimanche 27 septembre 2015 à 17:41

Les militaires de la sécurité civile en action dans le Lodévois
Les militaires de la sécurité civile en action dans le Lodévois © Radio France - Benjamin Rieth

Depuis mercredi, une vingtaine d'homme de l'unité militaire de la sécurité civile de Brignoles (Var) est en action pour déblayer et réparer les dégâts causés par les inondations du 12 septembre dernier dans l'Hérault.

Manuel Valls l'avait annoncé lors de son passage à Montpellier le 20 septembre dernier, 25 militaires de la sécurité civile ont été dépêchés dans le secteur du Lodévois pour participer aux actions de nettoyage des cours d'eau et réparer les dégâts. Ce détachement d'appui est spécialisé dans les interventions après des catastrophes naturelles, notamment pour déblayer les gravats charriés par l'eau.  

Arrivés mercredi soir, les militaires se sont d'abord occupés d'une première zone au niveau du Puech. Mais le gros du chantier se situe entre Saint-Pierre-de-la-Fage et Saint-Etienne-de-Gourgas, vers le hameau de Parlatges. "Là c'était une partie gazonnée, il y avait une petite plage, avec des caravanes, un camping car et une cabane" explique le lieutenant Gaillout qui dirige les opérations. Aujourd'hui, le paysage est dévasté par les rochers et les branches charriés par l'eau

Une intervention limitée dans le temps

Là-bas, sur un kilomètre, ils s'attaquent principalement aux embâcles, des barrages naturels formés par l'accumulation de terre, de rochers et de bois. En cas de nouvelles fortes pluies, ils pourraient causer de nouvelles inondations. Il faut donc absolument les enlever pour éloigner tout danger.

Les militaires sont à pied d'oeuvre au hameau de Parlatges

Par équipe de six, les militaires les enlèvent à la main. Un travail de fourmi quand on sait que ces embâcles mesurent facilement deux mètres. "On en dénombre une soixantaine, au moins, d'aussi gros" racontent le lieutenant Gaillout. A chaque fois, il faut un à deux jours de travail pour les défaire, les trier et brûler par petits tas le bois. Pour les hommes de la sécurité civile, ce sera donc impossible d'enlever tous ces embâcles. Leur mission ne devrait pas s'éterniser puisqu'ils ne doivent faire face qu'au danger immédiat.

Les maires inquiets après le départ des militaires

Si la présence de ces équipes a rassuré les habitants du Lodévois, les maires s'inquiètent pour la suite. "Tout le monde va nous aider, mais, moi, maire de la commune, je ne peux pas faire quoique ce soit [...]  Le nerf de la guerre c'est l'argent. Si on en a, ça ira, mais sinon ce sera très difficile" explique Pierre-Paul Bousquet, le maire de Saint-Pierre-de-la-Fage. Même le classement en état de catastrophe naturelle, décidé en procédure d'urgence le 22 septembre dernier par le gouvernement, ne devrait l'aider qu'à moitié: "_Ç_a va aider, puisque nous aurons droit à des subventions supplémentaires. Mais encore faut-il qu'on ait l'autofinancement suffisant ou alors qu'on nous fasse des subventions à 100%, ce qui me parait difficile à obtenir".  

Le classement en état de catastrophe naturelle ne sera pas suffisant