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Loire-Atlantique : Des arbres fruitiers en fleurs et des producteurs inquiets

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Par , France Bleu Loire Océan

S'il est encore trop tôt pour observer les premiers bourgeons sur les vignes, en revanche les arbres fruitiers de Loire-Atlantique commencent déjà à fleurir. Le risque pour les producteurs est désormais le gel qui anéantirait leur récolte de l'année.

Depuis plusieurs jours, et à cause des températures supérieures aux normales de saison, les pommiers de Loire-Atlantique commencent déjà à bourgeonner.
Depuis plusieurs jours, et à cause des températures supérieures aux normales de saison, les pommiers de Loire-Atlantique commencent déjà à bourgeonner. © Radio France - Florian Cazzola

Les températures frôlent les 20 degrés et le soleil continue d'inonder les dizaines de rangées d'arbres fruitiers d'Oudon, en Loire-Atlantique. "On assiste à un phénomène de gonflement de bourgeons, explique Laurent Jouve, le responsable de l'exploitation "Les Jardins de Pimba". Il s'agit de la première phase de l'éclosion des fleurs qui donneront ensuite des fruits." 

Les producteurs de Loire-Atlantique ne voient pas forcément ce phénomène précoce d'un bon œil. Ils craignent un épisode de gel tardif qui hypothéquerait fortement la prochaine récolte. Il suffirait de quelques heures seulement avec des températures de -2 à -3 degrés pour endommager les bourgeons. 

Les épisodes de gel de 2016 et 2017 ont laissé des traces

Devant le hangar technique des Jardins de Pimba, les fleurs sont proches d'éclore sur les poiriers. "Les écailles sont en train de se décoller, détaille Laurent Jouve, l'air soucieux dans son exploitation. Les bourgeons sont relativement gros et très vite, dans les prochains jours, les écailles vont tomber pour laisser place à la sortie des fleurs."

La crainte des agriculteurs et des producteurs de Loire-Atlantique, c'est de voir s'envoler encore une fois une partie de leur récolte. En 2016 et 2017, le gel avait fait de gros dégâts, tant dans les vignobles que dans les exploitations fruitières. "Si on avait dans les prochaines semaines des températures négatives, les bourgeons qui ont perdu leurs écailles, c'est à dire leur protection contre le froid, n'y survivraient pas, s'inquiète le producteur de fruits vendus en circuit court. Il suffit d'une nuit voire même de quelques heures de grand froid pour anéantir toute la récolte de l'année en cours et même celle de deux saisons consécutives."

 Il suffirait de quelques heures seulement avec des températures négatives pour endommager les bourgeons et détruire une partie de la production.
Il suffirait de quelques heures seulement avec des températures négatives pour endommager les bourgeons et détruire une partie de la production. © Radio France - Florian Cazzola

Les premiers bourgeons sur les vignes attendus d'ici trois semaines

Un peu plus au nord, dans les environs de Vallet, le risque de gel tardif inquiète beaucoup moins les viticulteurs. En effet, leurs vignes ne bourgeonnent pas encore. "Voir les arbres fruitiers fleurir, c'est une indication pour nous, explique un travailleur agricole. Cela veut dire que d'ici trois semaines les vignes commenceront à leur tour à bourgeonner."

Reportage chez un producteur de fruits, à Oudon, en Loire-Atlantique.

Les professionnels du secteur croisent les doigts pour ne pas revivre les épisodes d'il y a deux et trois ans et surfer sur la très bonne récolte de 2018. "Cette douceur précoce peut ne pas être dangereuse si la saison n'est pas froide du tout, argumente Stéphane David, viticulteur à Vallet et associé d'un domaine de 32 hectares. On peut avoir des saisons très bonnes comme en 2009 et 2011.

Le producteur de 1.600 hectolitres de Muscadet par an surveille tout de même ses vignes au quotidien. "On ne va pas passer de l'hiver à l'été d'un coup, je ne pense pas. Pour le moment la végétation est normale, ça va commencer à sortir d'ici trois semaines, un mois mais pas avant."

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