Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Climat – Environnement

Meurthe-et-Moselle : 45 communes redemandent la reconnaissance '"catastrophe naturelle" à cause de la sécheresse

mercredi 15 novembre 2017 à 19:31 Par Manon Klein, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Quarante-cinq communes de Meurthe-et-Moselle déposent ensemble un recours devant le tribunal administratif pour demander la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Suite à la sécheresse de l'été 2015, de nombreux logements ont été dégradés : fissures, ou encore affaissements.

La sécheresse a créé des fissures qui menacent les fondations de certaines habitations.
La sécheresse a créé des fissures qui menacent les fondations de certaines habitations. © Radio France - Manon Klein

Meurthe-et-Moselle, France

Ils vivent depuis deux ans dans des maisons aux murs fissurés, qui menacent parfois de s'affaisser. Plusieurs habitants de Meurthe-et-Moselle subissent encore les conséquences de la sécheresse qui a sévit dans le département en 2015. En tout, 92 communes sont touchées par ces phénomènes. Les maires ont demandé la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, qui permet de débloquer des fonds de pour les travaux. L'Etat leur a refusé en 2016. Depuis certaines communes ont déposé un recours gracieux, mais elles n'ont pas reçu de réponse. Alors en juin 2017, 45 d'entre elles décident de déposer leur recours au tribunal administratif.

Les habitants privés de travaux de rénovation

Michel Breuille, maire (PS) d'Essey-lès-Nancy, fait partie de ceux qui ont déposé ce deuxième recours. Il n'attend pas de réponse "avant 2018, au mieux". En attendant, les habitants touchés par les sinistres se retrouvent dans une situation délicate. "Ils ne peuvent pas débuter de travaux [de rénovation] parce que les compagnies d'assurance refusent qu'ils débutent ne serait-ce que les premiers travaux. Tout travaux débutés avant la décision du recours ne sera pas pris en charge par les assurances" explique le maire d'Essey-lès-Nancy.

Excédés, certains habitants touchés pensent à déménager. Mais les propriétaires sont bloqués, puisque "leur bien ne vaut plus rien" raconte Claude Chassard, habitant d'Essey-lès-Nancy et président de l'association Assé (Aide soutien solidarité écoute), qui accompagne les sinistrés.

Déjà deux recours à Saint Max

A Saint-Max, dans le Grand Nancy, le maire (LR) Eric Pensalfini a déjà formulé deux recours. Mais à chaque fois il a reçu une réponse négative. Il n'y a pas que l'été 2015 qui a été dommageable pour les habitations; selon les sinistrés, la sécheresse a également frappé certains logements en 2017.

"C'est décourageant, parce qu'on paie des assurances qui ne veulent pas prendre en charge tant qu'il n'y a pas de reconnaissance de catastrophe naturelle. En attendant je surveille. Le moindre craquement dans la maison me fait penser que ça s'aggrave un peu plus" - Arnaud, habitant de Saint Max.

Les sinistrés vont encore devoir attendre avant de savoir si l'état de catastrophe naturelle sera reconnu pour leur commune. Les phénomènes de sécheresse se multiplient en Meurthe-et-Moselle depuis plusieurs années. En 2015, 98 communes avaient été touchées par ses conséquences.