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Climat – Environnement

Mine de Salau : deux recours examinés par la justice

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Par , France Bleu Occitanie

Le Tribunal administratif de Toulouse statue ce mardi sur deux recours déposés contre les permis de recherche accordés par le gouvernement en 2017.

Une mine souterraine (illustration)
Une mine souterraine (illustration) © Maxppp - Thomas Padilla

Couflens, France

Audience très attendue ce mardi matin à Toulouse, par les opposants à la mine de Salau, en Ariège. Le tribunal administratif va enfin étudier les deux recours déposés contre les permis de recherches minières accordés par l'Etat, début 2017. La société australienne Apollo Minerals voudrait relancer l'exploitation de tungstène, sur ce site fermé depuis 1986.

Ces deux recours ont été déposés conjointement par trois associations, associées à la mairie de Couflens. Pour les opposants à la réouverture de la mine, cette audience est un vrai événement, car pour la première fois, la justice va s'intéresser au fond de l'affaire. C'est ce qu'attendait Jacques Renoud, le co-président de l'association "Stop mines Salau", qui est également adjoint au maire de Couflens. A l'image des habitants, lui souhaite purement et simplement "l'annulation du permis de recherche, qui n'aurait jamais dû être donné. Qu'on n'en parle plus !".

"Qu'on n'en parle plus ! " - un opposant à la réouverture de la mine

Les opposants dénoncent le "financement douteux" de la société australienne. Mais il y a aussi et surtout l'impact écologique, car selon Jacques Renoud, l'exploitant ne vise pas le tungstène, comme promis, mais l'or. Avec des conséquences plus graves sur l'environnement : "c'est plus problématique, parce que l'or implique pour l'extraire l'utilisation de cyanure, pour amalgamer l'or. Et une fois qu'on a utilisé le produit, il faut le stocker dans des bassins un certain temps pour qu'il se dégrade. Où on va mettre tout ça ?" s'inquiète l'adjoint au mire.

Et puis il y a aussi l'amiante, dont la présence est confirmée dans la mine, et qui durcirait encore plus l'empreinte écologique.

Enfin, que la justice conforte ou non le permis de recherches, les opposants s'interrogent aussi sur les emplois promis par la réouverture de la mine... pour eux il n'y en aurait pas tellement, à cause de l'automatisation du travail.