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Mois de février trop sec en Côte-d’Or : pour l’instant rien d‘alarmant

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Par , France Bleu Bourgogne

La pluviométrie est inférieure de 70% à la normale depuis le début du mois en Côte-d'Or. La recharge des nappes phréatiques, affectées par la sécheresse l'an dernier, est au point mort depuis le mois de janvier. Pour l'instant, rien d'alarmant, même pour l’agriculture.

Un ciel bleu persistant en ce mois d'hiver
Un ciel bleu persistant en ce mois d'hiver © Radio France - Jacky Page

Ça ne vous a pas échappé : c'est un temps très agréable et printanier qui s'est installé en Bourgogne depuis le début du mois. Problème : nous sommes encore en hiver, il devrait faire plus frais, et surtout, les nappes phréatiques restent insuffisamment rechargées après la sécheresse de l'an passé, explique Marc Philippe, responsable de la cellule ressources et patrimoine naturels à la DREAL, la Direction régionale, de l'environnement, de l'aménagement et du logement : « il n’a quasiment pas plu jusque début décembre 2018, on a eu un mois de décembre bien arrosé, et un début janvier pas trop mal. Les nappes phréatiques commençaient à réagir mais ce mouvement s’est arrêté à la mi-janvier, et aujourd’hui, on a des nappes qui restent encore bien basses. » 

Il est trop tôt pour parler de sécheresse

Faut-il pour autant en déduire que nous sommes entrés dans une nouvelle année de sécheresse ? Rien n’est moins sûr : « En 1993, le mois de mars s’était caractérisé par des rivières à débit très bas. Mais après, la pluie est arrivée, les niveaux sont remontés, et cette année-là ne figure pas parmi les années emblématiques de sécheresse ». Les rares précipitations de février s’accompagnent d’un niveau de température anormalement élevé. Pour peu qu’il y ait du vent, cela augmente l’assèchement des sols. Cependant, les journées sont encore courtes, il fait frais le matin et le soir, et le phénomène n’a rien à voir avec une journée d’été caniculaire.

Des conditions pour l'instant favorables aux activités agricoles

Du reste, le monde agricole pour le moment ne s’alarme pas, selon Vincent Lavier, président de la Chambre d’agriculture de Côte-d’Or.  Les agriculteurs profitent de ce temps sec pour réaliser des semis de printemps orge, pois ou moutarde, dans des conditions optimales. Dans les champs où poussent déjà orges et blés d’hiver, les végétaux poussent, favorisés par le temps doux, mais il faudrait que la pluie ne se fasse plus trop attendre. Et puis il y a toujours le risque d’une période de gel, qui ferait du tort à une végétation repartie trop tôt dans la saison.

En attendant, la pousse de l’herbe ne pourra que réjouir les éleveurs : « tout le monde se souvient de la grosse sécheresse qu’on a subie l’année dernière, avec les conséquences que ça a eu sur les stocks fourragés pour les animaux. Tous les éleveurs nous ont dit qu’ils pourraient passer l’hiver s’ils arrivaient à lâcher les vaches précocement. Donc là on est plutôt bien parti. Si on arrivait à gagner quinze jours ou trois semaines par rapport à une année moyenne, ce serait une bonne nouvelle pour le monde de l’élevage ».

Les prévisions météorologiques annoncent des averses en fin de semaine, et la semaine prochaine, avec des températures en retrait, mais positives, de nuit comme de jour, de l’ordre d’une douzaine de degrés en journée.

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